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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Généralités sur les fonctions - Cours et exercices corrigés | Tronc commun

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures.

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Objectifs. Déterminer un domaine, lire une courbe, étudier la parité et les variations sans dérivation, calculer des extremums et représenter des fonctions usuelles.

I. Définition, images et courbe

Une valeur de départ, une seule image

Une fonction numérique ff définie sur un ensemble Df⊂ℝD_f\subset\mathbb{R} associe à chaque réel x∈Dfx\in D_f un unique réel noté f(x)f(x). Le réel xx est la variable ; f(x)f(x) est son image. Un antécédent de yy est un réel x∈Dfx\in D_f tel que f(x)=yf(x)=y. Une même image peut avoir plusieurs antécédents ou aucun. Pour f(x)=x2f(x)=x^2, l’image de −3-3 est 99 ; 44 a deux antécédents, −2-2 et 22, tandis que −1-1 n’en a aucun dans ℝ\mathbb{R}.

Déterminer l’ensemble de définition

Les contraintes se cumulent

Un dénominateur doit être non nul. Sous une racine carrée réelle, l’expression doit être positive ou nulle. Si plusieurs contraintes apparaissent, on prend leur intersection.

Exemple - Une racine et une fraction

Pour f(x)=2x+4x−1f(x)=\dfrac{\sqrt{2x+4}}{x-1}, les conditions sont x≥−2x\ge-2 et x≠1x\ne1. Donc Df=[−2;1[∪]1;+∞[.D_f=[-2;1[\,\cup\,]1;+\infty[. Pour g(x)=(x−1)(x−3)g(x)=\sqrt{(x-1)(x-3)}, on étudie le signe du produit : Dg=]−∞;1]∪[3;+∞[D_g=]-\infty;1]\cup[3;+\infty[.

Courbe représentative et égalité de fonctions

Dans un repère, la courbe CfC_f est l’ensemble des points M(x;f(x))M(x;f(x)) avec x∈Dfx\in D_f. Pour tester si M(a;b)M(a;b) lui appartient, vérifier a∈Dfa\in D_f puis f(a)=bf(a)=b. Deux fonctions sont égales si elles ont le même domaine et donnent la même image à chaque élément de ce domaine. Ainsi f(x)=(x2−1)/(x−1)f(x)=(x^2-1)/(x-1) et g(x)=x+1g(x)=x+1 ont la même formule simplifiée pour x≠1x\ne1, mais leurs domaines naturels diffèrent : ff n’est pas définie en 11.

Lire une équation ou une inéquation

Les solutions de f(x)=kf(x)=k sont les abscisses des intersections de CfC_f avec la droite y=ky=k. Pour f(x)≥kf(x)\ge k, on garde les abscisses où la courbe est au-dessus de cette droite, points d’égalité compris. Une lecture graphique donne une valeur approchée si les coordonnées exactes ne sont pas établies.

II. Parité et symétries

Commencer par le domaine

Un ensemble DD est symétrique par rapport à 00 lorsque x∈Dx\in D entraîne −x∈D-x\in D. Par exemple ℝ\mathbb{R}, ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\} et [−3;3][-3;3] sont symétriques ; [0;+∞[[0;+\infty[ ne l’est pas.

Paire ou impaire

Une fonction est paire si son domaine est symétrique et si f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) pour tout xx de ce domaine. Sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

Elle est impaire si son domaine est symétrique et si f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) pour tout xx de ce domaine. Sa courbe est symétrique par rapport à l’origine du repère.

Exemple 1 - Une fonction paire

Pour f(x)=x4−3x2+2f(x)=x^4-3x^2+2, Df=ℝD_f=\mathbb{R} et f(−x)=(−x)4−3(−x)2+2=x4−3x2+2=f(x).f(-x)=(-x)^4-3(-x)^2+2=x^4-3x^2+2=f(x). Il suffit d’étudier sa courbe pour x≥0x\ge0, puis de compléter par symétrie axiale.

Exemple 2 - Une fonction impaire

Pour g(x)=xx2+1g(x)=\dfrac{x}{x^2+1}, le domaine est ℝ\mathbb{R} car x2+1>0x^2+1>0. Puis g(−x)=−x(−x)2+1=−xx2+1=−g(x).g(-x)=\frac{-x}{(-x)^2+1}=-\frac{x}{x^2+1}=-g(x). On complète sa courbe par symétrie centrale de centre OO.

Une fonction peut n’être ni l’une ni l’autre

Pour h(x)=x2+xh(x)=x^2+x, h(1)=2h(1)=2 et h(−1)=0h(-1)=0. On n’a ni h(−1)=h(1)h(-1)=h(1) ni h(−1)=−h(1)h(-1)=-h(1) ; elle n’est ni paire ni impaire. Une fonction impaire définie en 00 vérifie nécessairement f(0)=0f(0)=0, car f(0)=−f(0)f(0)=-f(0). La réciproque est fausse : h(0)=0h(0)=0 ne rend pas la fonction précédente impaire.

Une vérification sur quelques nombres n’est pas une preuve

Pour prouver la parité, calculer f(−x)f(-x) pour tout xx du domaine. Un seul contre-exemple suffit en revanche pour réfuter une identité annoncée pour toutes les valeurs. La fonction nulle est à la fois paire et impaire.

III. Variations et extremums

Comparer deux images

Soit II un intervalle inclus dans DfD_f. La fonction ff est croissante sur II si, pour tous a<ba<b de II, f(a)≤f(b)f(a)\le f(b). Elle est strictement croissante si f(a)<f(b)f(a)<f(b). Pour une fonction décroissante, les inégalités entre les images sont renversées.

Utiliser le taux d’accroissement

Pour a≠ba\ne b dans II, on pose T=f(b)−f(a)b−aT=\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}. Si T>0T>0 pour tous les couples distincts de II, ff est strictement croissante sur II. Si T<0T<0 pour tous ces couples, elle est strictement décroissante. Si tous ces taux sont nuls, elle est constante.

Le mot tous est essentiel : un taux positif calculé entre deux points particuliers ne suffit pas pour conclure sur tout l’intervalle.

Exemple - Étudier la fonction carré

Pour a<ba<b, b2−a2=(b−a)(a+b)b^2-a^2=(b-a)(a+b) et le taux vaut a+ba+b. Sur [0;+∞[[0;+\infty[, ce taux est positif : x2x^2 est strictement croissante. Sur ]−∞;0]]-\infty;0], il est négatif : x2x^2 est strictement décroissante. Pour f(x)=1/xf(x)=1/x, avec a,ba,b non nuls, f(b)−f(a)b−a=(a−b)/(ab)b−a=−1ab.\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=\frac{(a-b)/(ab)}{b-a}=-\frac1{ab}. Ce taux est négatif lorsque a,ba,b sont tous deux positifs ou tous deux négatifs. La fonction inverse décroît donc sur chacun des intervalles ]−∞;0[]-\infty;0[ et ]0;+∞[]0;+\infty[.

Maximum et minimum

Une borne atteinte

f(a)f(a) est un minimum sur II si a∈Ia\in I et f(x)≥f(a)f(x)\ge f(a) pour tout x∈Ix\in I. C’est un maximum si f(x)≤f(a)f(x)\le f(a) pour tout x∈Ix\in I. Le mot extremum désigne un minimum ou un maximum.

Pour f(x)=(x−2)2−3f(x)=(x-2)^2-3, on a toujours f(x)≥−3f(x)\ge-3, avec égalité en x=2x=2. Le minimum sur ℝ\mathbb{R} est donc −3-3, atteint en 22. En revanche, f(x)=xf(x)=x sur ]0;1[]0;1[ n’a ni minimum ni maximum : les bornes 00 et 11 ne sont pas atteintes.

Ne pas traverser une coupure du domaine

La fonction 1/x1/x ne décroît pas sur tout ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\} : −1<1-1<1, mais f(−1)=−1<f(1)=1f(-1)=-1<f(1)=1. Les deux intervalles séparés par 00 doivent être étudiés séparément.

IV. Fonctions affines et trinômes

Fonction affine

Pour f(x)=ax+bf(x)=ax+b, le domaine est ℝ\mathbb{R} et le taux d’accroissement vaut aa. La fonction est strictement croissante si a>0a>0, strictement décroissante si a<0a<0, et constante si a=0a=0. Sa courbe est une droite d’ordonnée à l’origine bb.

Forme canonique du second degré

Sommet et axe de symétrie

Pour f(x)=ax2+bx+cf(x)=ax^2+bx+c avec a≠0a\ne0, on écrit f(x)=a(x−α)2+β,α=−b2a,β=f(α).f(x)=a(x-\alpha)^2+\beta,\qquad\alpha=-\frac b{2a},\quad\beta=f(\alpha). La courbe est une parabole de sommet S(α;β)S(\alpha;\beta) et d’axe x=αx=\alpha. Si a>0a>0, elle décroît jusqu’à α\alpha, puis croît ; β\beta est son minimum. Si a<0a<0, les variations sont inversées et β\beta est un maximum.

Exemple - Étude de f(x)=x2−4x+1f(x)=x^2-4x+1

On complète le carré : f(x)=(x−2)2−3f(x)=(x-2)^2-3. La fonction décroît sur ]−∞;2]]-\infty;2] et croît sur [2;+∞[[2;+\infty[. Le minimum est −3-3. Pour construire la courbe, on place le sommet et des points symétriques : f(1)=f(3)=−2f(1)=f(3)=-2, f(0)=f(4)=1f(0)=f(4)=1.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Les intersections avec l’axe horizontal vérifient (x−2)2=3(x-2)^2=3, donc x=2−3x=2-\sqrt3 ou x=2+3x=2+\sqrt3.

Déplacer une courbe connue

Passer de y=f(x)y=f(x) à y=f(x−h)+ky=f(x-h)+k translate la courbe du vecteur (h;k)(h;k). Le signe devant hh dans l’argument est opposé au déplacement horizontal. Ainsi (x−2)2−3(x-2)^2-3 se déduit de x2x^2 par un déplacement de 22 vers la droite et de 33 vers le bas.

V. Fonction inverse et fonction homographique

Reconnaître une forme décalée

Pour f(x)=(ax+b)/(cx+d)f(x)=(ax+b)/(cx+d) avec c≠0c\ne0, on exclut x=−d/cx=-d/c. Lorsque ad−bc≠0ad-bc\ne0, la fonction est homographique et peut s’écrire f(x)=ac+bc−adc21x+d/c.f(x)=\frac ac+\frac{bc-ad}{c^2}\,\frac1{x+d/c}. Sa courbe est une hyperbole de centre (−d/c;a/c)(-d/c;a/c), obtenue à partir d’une fonction inverse par déplacement et changement de coefficient. Les droites x=−d/cx=-d/c et y=a/cy=a/c sont ses asymptotes.

Exemple - Une étude sans dérivée

Soit f(x)=2x+1x−1=2+3x−1f(x)=\dfrac{2x+1}{x-1}=2+\dfrac3{x-1}. Le domaine est ℝ\{1}\mathbb{R}\setminus\{1\}. Le centre de symétrie est S(1;2)S(1;2) ; les asymptotes sont x=1x=1 et y=2y=2. Pour a<ba<b situés du même côté de 11, f(b)−f(a)b−a=−3(a−1)(b−1)<0.\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=-\frac3{(a-1)(b-1)}<0. La fonction est donc strictement décroissante sur chacun des intervalles ]−∞;1[]-\infty;1[ et ]1;+∞[]1;+\infty[. Elle reste sous y=2y=2 à gauche et au-dessus à droite. Pour les intersections avec les axes, f(0)=−1f(0)=-1, et f(x)=0f(x)=0 donne 2x+1=02x+1=0, donc x=−1/2x=-1/2. La valeur 22 n’a pas d’antécédent, puisque 3/(x−1)3/(x-1) ne peut pas être nul.

Ne pas appeler hyperbole un cas dégénéré

Si ad−bc=0ad-bc=0, le quotient peut devenir constant après simplification, sur son domaine seulement. Par exemple (2x+2)/(x+1)=2(2x+2)/(x+1)=2 pour x≠−1x\ne-1 ; la courbe est alors la droite y=2y=2 privée d’un point, et non une hyperbole.

Méthode de lecture et de construction

Pour présenter une étude au tronc commun :

  1. déterminer le domaine et les symétries éventuelles ;

  2. choisir une forme utile : réduite, factorisée ou canonique ;

  3. établir les variations par comparaison ou taux d’accroissement ;

  4. calculer les extremums et quelques points exacts ;

  5. construire la courbe, puis contrôler les signes et les intersections.

Un tableau de valeurs aide à tracer, mais ne démontre pas les variations. Un tableau de variations doit respecter les coupures du domaine ; aucune flèche ne traverse une valeur interdite. Fin du cours

VI. Exercices corrigés

Exercice 1 - Domaine

Déterminer le domaine de f(x)=3−x/(x+2)f(x)=\sqrt{3-x}/(x+2).

Correction. Il faut x≤3x\le3 et x≠−2x\ne-2. Donc Df=]−∞;−2[∪]−2;3]D_f=]-\infty;-2[\cup]-2;3]. La borne 33 est admise : le numérateur y est nul et le dénominateur vaut 55.

Exercice 2 - Images et antécédents

Pour f(x)=(x−1)2−4f(x)=(x-1)^2-4, calculer f(−2)f(-2) et trouver les antécédents de 00, puis de −5-5.

Correction. f(−2)=9−4=5f(-2)=9-4=5. f(x)=0⇔(x−1)2=4⇔x=−1f(x)=0\iff(x-1)^2=4\iff x=-1 ou x=3x=3. Enfin f(x)≥−4f(x)\ge-4 pour tout réel xx, donc −5-5 n’a aucun antécédent.

Exercice 3 - Parité

Étudier la parité de g(x)=x/(x2−4)g(x)=x/(x^2-4) et de h(x)=x+1h(x)=\sqrt{x+1} sur leurs domaines naturels.

Correction. Dg=ℝ\{−2;2}D_g=\mathbb{R}\setminus\{-2;2\} est symétrique et g(−x)=−g(x)g(-x)=-g(x) : gg est impaire. Dh=[−1;+∞[D_h=[-1;+\infty[ n’est pas symétrique ; hh n’est ni paire ni impaire sur ce domaine.

Exercice 4 - Parabole

Étudier les variations et l’extremum de p(x)=−2x2+8x−5p(x)=-2x^2+8x-5.

Correction. p(x)=−2(x−2)2+3p(x)=-2(x-2)^2+3. Elle croît strictement sur ]−∞;2]]-\infty;2], puis décroît strictement sur [2;+∞[[2;+\infty[. Son maximum sur ℝ\mathbb{R} est 33, atteint en 22. Le sommet est (2;3)(2;3).

Exercice 5 - Fonction homographique

Étudier q(x)=(x+3)/(x+1)q(x)=(x+3)/(x+1) : domaine, forme décalée, variations et antécédent de 33.

Correction. Dq=ℝ\{−1}D_q=\mathbb{R}\setminus\{-1\} et q(x)=1+2/(x+1)q(x)=1+2/(x+1). Pour a<ba<b d’un même intervalle du domaine, le taux est −2/((a+1)(b+1))<0-2/((a+1)(b+1))<0. Elle décroît donc sur chacun des deux intervalles. q(x)=3⇔x+3=3x+3⇔x=0q(x)=3\iff x+3=3x+3\iff x=0, valeur autorisée.

Exercice 6 - Comparer deux courbes

Déterminer les positions relatives de f(x)=x2f(x)=x^2 et de g(x)=2x+3g(x)=2x+3.

Correction. f(x)−g(x)=x2−2x−3=(x+1)(x−3)f(x)-g(x)=x^2-2x-3=(x+1)(x-3). Les courbes se coupent aux abscisses −1-1 et 33, soit aux points (−1;1)(-1;1) et (3;9)(3;9). La parabole est au-dessus de la droite pour x<−1x<-1 ou x>3x>3, et en dessous pour −1<x<3-1<x<3.