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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Suites numériques et modèles économiques - Cours et exercices corrigés | 1re Bac Sciences économiques et gestion

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

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Objectifs. Définir une suite, étudier ses variations et ses bornes, reconnaître une progression arithmétique ou géométrique, calculer des sommes et justifier une formule par récurrence. Les situations économiques sont des modèles scolaires avec des taux supposés constants ; les limites de suites ne sont pas nécessaires à ce chapitre.

Une valeur à chaque rang

Une suite réelle associe à chaque entier nn de son ensemble d’indices un nombre réel noté unu_n. La notation (un)(u_n) désigne la suite ; unu_n désigne un de ses termes. On précisera si le premier rang est 00, 11 ou un autre entier.

Formule explicite

Une formule comme un=150+25nu_n=150+25n, pour n≥0n\ge0, permet de calculer directement n’importe quel terme. Ainsi u0=150u_0=150 et u4=250u_4=250. Le rang n’est pas une valeur du terme : un+1u_{n+1}, un+1u_n+1 et u2nu_{2n} désignent en général des nombres différents.

Définition par récurrence

On donne un terme initial et une règle de passage. Avec C0=1000C_0=1000 et Cn+1=1,02Cn+100C_{n+1}=1{,}02C_n+100, on obtient successivement C1=1120,C2=1242,40,C3=1367,248.C_1=1120,\qquad C_2=1242{,}40,\qquad C_3=1367{,}248. Cette règle décrit un capital qui reçoit 2%2\,\% d’intérêt pendant chaque période, puis un versement de 100100 à la fin de cette période. Le terme CnC_n est le solde immédiatement après le nn-ième versement.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

La date d’un versement change le modèle

Un versement en début de période donnerait Dn+1=1,02(Dn+100)D_{n+1}=1{,}02(D_n+100). Avec D0=1000D_0=1000, le premier solde serait 11221122, et non 11201120. Définir le terme et l’ordre des opérations avant de calculer.

Variations et bornes

Comparer deux termes consécutifs

La suite est croissante si un+1≥unu_{n+1}\ge u_n pour tout rang admissible, et décroissante si un+1≤unu_{n+1}\le u_n. Les versions strictes utilisent >> ou <<. Une suite constante est à la fois croissante et décroissante.

Deux méthodes de comparaison

Étudier le signe de un+1−unu_{n+1}-u_n convient pour toute suite réelle.

Si tous les unu_n sont strictement positifs, comparer un+1/unu_{n+1}/u_n à 11 est aussi possible. Sans cette positivité, le sens de la comparaison peut changer ou le quotient peut ne pas exister.

Exemple - Une baisse de coût unitaire

Pour un=500+200/(n+2)u_n=500+200/(n+2), n≥0n\ge0, les dénominateurs sont positifs et un+1−un=200n+3−200n+2=−200(n+2)(n+3)<0.u_{n+1}-u_n=\frac{200}{n+3}-\frac{200}{n+2} =\frac{-200}{(n+2)(n+3)}<0. La suite est donc strictement décroissante. Des premiers termes décroissants ne suffiraient pas à prouver le résultat pour tous les rangs.

Majorant, minorant et suite bornée

Un réel MM est un majorant si un≤Mu_n\le M pour tout nn ; un réel mm est un minorant si un≥mu_n\ge m pour tout nn. La suite est bornée si elle admet les deux. Les bornes choisies n’ont pas besoin d’être des valeurs de la suite.

Dans l’exemple précédent, 0<200/(n+2)≤1000<200/(n+2)\le100, donc 500<un≤600.500<u_n\le600. Le nombre 500500 est un minorant jamais atteint, tandis que le majorant 600600 est atteint au rang 00.

Exemple - Bornée ne signifie pas monotone

La suite vn=100+20(−1)nv_n=100+20(-1)^n alterne entre 120120 aux rangs pairs et 8080 aux rangs impairs. Elle est bornée, mais elle n’est ni croissante ni décroissante.

Une propriété porte sur tous les rangs

Un tableau ou un graphique suggère un comportement ; une formule, un calcul de différence ou un raisonnement par récurrence le justifie. Les variations et les bornes sont deux questions distinctes.

Suites arithmétiques : un ajout constant

Définition et terme général

Une suite est arithmétique de raison rr si un+1=un+ru_{n+1}=u_n+r. En additionnant les mêmes accroissements, on obtient, pour n≥pn\ge p, un=up+(n−p)r.\boxed{u_n=u_p+(n-p)r}. Cette formule se démontre aussi par récurrence : elle vaut au rang pp et l’ajout de rr fait passer de n−pn-p à n+1−pn+1-p accroissements. La suite est strictement croissante si r>0r>0, constante si r=0r=0 et strictement décroissante si r<0r<0.

Somme de termes consécutifs

De pp à nn inclus, il y a N=n−p+1N=n-p+1 termes. En écrivant la somme dans les deux sens, chaque paire de termes de même position a pour somme up+unu_p+u_n. Ainsi up+up+1+⋯+un=(n−p+1)(up+un)2.\boxed{u_p+u_{p+1}+\cdots+u_n=\frac{(n-p+1)(u_p+u_n)}2}.

Exemple - Une progression de rémunérations

Un modèle prévoit une rémunération de 25002500 au premier mois, puis une hausse fixe de 8080 chaque mois. Avec u1=2500u_1=2500 et r=80r=80, u12=2500+11×80=3380,∑k=112uk=12(2500+3380)2=35280.u_{12}=2500+11\times80=3380,\qquad \sum_{k=1}^{12}u_k=\frac{12(2500+3380)}2=35280. La somme représente ici le total des douze rémunérations, car chaque terme correspond à un paiement distinct.

Intérêts simples

Pour un capital initial C0C_0 et un taux tt par période, des intérêts simples calculés uniquement sur le capital initial donnent Cn=C0+nC0t.C_n=C_0+nC_0t. Cette suite est arithmétique de raison C0tC_0t. Pour C0=5000C_0=5000 et t=0,04t=0{,}04, on a Cn=5000+200nC_n=5000+200n.

Une somme doit avoir un sens

Additionner des rémunérations donne un total reçu. Additionner les soldes successifs d’un même compte ne donne ni le capital final ni le total des intérêts : la même somme d’argent serait comptée plusieurs fois.

Suites géométriques : un facteur constant

Définition et terme général

Une suite est géométrique de raison qq si un+1=qunu_{n+1}=qu_n. Pour q≠0q\ne0 et n≥pn\ge p, on obtient un=upqn−pu_n=u_pq^{n-p}. Si q=0q=0, tous les termes après le premier sont nuls : on traite ce cas directement, sans utiliser une écriture 000^0.

Si up>0u_p>0 et q>0q>0, les termes restent positifs ; la suite est strictement croissante pour q>1q>1, constante pour q=1q=1 et strictement décroissante pour 0<q<10<q<1. Pour un premier terme négatif, les sens s’inversent. Si q<0q<0 et le premier terme est non nul, les signes alternent. Dans tous les cas, un+1−un=(q−1)unu_{n+1}-u_n=(q-1)u_n donne la comparaison exacte.

Une somme géométrique

Pour N≥1N\ge1 termes de premier terme aa, on a a+aq+⋯+aqN−1=a1−qN1−q(q≠1).\boxed{a+aq+\cdots+aq^{N-1}=a\frac{1-q^N}{1-q}\quad(q\ne1).} En effet, soustraire qSqS de SS annule les termes intermédiaires et donne (1−q)S=a(1−qN)(1-q)S=a(1-q^N). Pour q=1q=1, la somme vaut NaNa. Pour q=0q=0, elle vaut aa.

Taux successifs et dépréciation

Une hausse de tt correspond au coefficient 1+t1+t, et une baisse de tt au coefficient 1−t1-t. Par exemple, un bien évalué initialement à 2000020000 et perdant 10%10\,\% de sa valeur par période suit le modèle Vn=20000(0,9)nV_n=20000(0{,}9)^n. Les pertes ne sont pas constantes : elles portent chaque fois sur une valeur différente.

Exemple - Capitalisation des intérêts

Un capital de 50005000 produisant 4%4\,\% d’intérêt par période, avec intérêts conservés sur le compte, devient Cn=5000(1,04)nC_n=5000(1{,}04)^n. Après trois périodes, C3=5624,32C_3=5624{,}32, contre 56005600 avec des intérêts simples.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Récurrence, versements et changement de suite

Le principe de récurrence

Pour prouver une propriété P(n)P(n) à partir du rang n0n_0, on vérifie P(n0)P(n_0) : c’est l’initialisation. Puis, pour un entier n≥n0n\ge n_0 quelconque, on suppose P(n)P(n) et on démontre P(n+1)P(n+1) : c’est l’hérédité. On peut alors conclure que P(n)P(n) est vraie pour tout n≥n0n\ge n_0.

Un capital avec versements en fin de période

Reprenons C0=1000C_0=1000 et Cn+1=1,02Cn+100C_{n+1}=1{,}02C_n+100. Posons Wn=Cn+5000W_n=C_n+5000. Alors Wn+1=1,02Cn+5100=1,02(Cn+5000)=1,02Wn.W_{n+1}=1{,}02C_n+5100=1{,}02(C_n+5000)=1{,}02W_n. Puisque W0=6000W_0=6000, on obtient Wn=6000(1,02)nW_n=6000(1{,}02)^n, d’où Cn=6000(1,02)n−5000.\boxed{C_n=6000(1{,}02)^n-5000}.

Vérification par récurrence de la formule trouvée

Au rang 00, le membre droit vaut 1000=C01000=C_0. Si la formule est vraie au rang nn, alors Cn+1=1,02(6000(1,02)n−5000)+100=6000(1,02)n+1−5000.C_{n+1}=1{,}02\bigl(6000(1{,}02)^n-5000\bigr)+100 =6000(1{,}02)^{n+1}-5000. L’hérédité est établie, donc la formule est valable à tout rang n≥0n\ge0.

Séparer versements et intérêts

Après nn périodes, les apports personnels sont 1000+100n1000+100n. Les intérêts cumulés sont donc Cn−(1000+100n)C_n-(1000+100n). Au rang 22, le solde est 1242,401242{,}40, les apports sont 12001200 et les intérêts sont 42,4042{,}40.

Formule pour un modèle affine

Si Cn+1=qCn+dC_{n+1}=qC_n+d, avec C0C_0 donné et q≠1q\ne1, alors Cn=C0qn+dqn−1q−1(n≥1).C_n=C_0q^n+d\frac{q^n-1}{q-1}\quad(n\ge1). On peut développer la récurrence : Cn=C0qn+d(1+q+⋯+qn−1)C_n=C_0q^n+d(1+q+\cdots+q^{n-1}), puis utiliser la somme géométrique. Le rang 00 se traite avec la donnée initiale. Pour q=1q=1, on retrouve Cn=C0+ndC_n=C_0+nd.

Ce résultat peut être vérifié par récurrence, même si dd est négatif. Mais l’interprétation économique peut imposer un arrêt du modèle, par exemple lorsqu’une dette est entièrement remboursée.

Justifier les propriétés d’un modèle récurrent

Une borne conservée d’un rang au suivant

Un modèle de stock est donné par u0=1000u_0=1000 et un+1=0,9un+300u_{n+1}=0{,}9u_n+300. À chaque période, 90%90\,\% du stock précédent reste disponible, puis 300300 unités sont ajoutées.

Montrons par récurrence que 1000≤un<30001000\le u_n<3000. Au rang 00, c’est vrai. Si 1000≤un<30001000\le u_n<3000, alors 1200≤0,9un+300<3000,1200\le0{,}9u_n+300<3000, donc 1000≤un+1<30001000\le u_{n+1}<3000. La propriété est héréditaire et vaut à tout rang.

Utiliser la borne pour étudier les variations

un+1−un=300−0,1un=0,1(3000−un)>0.u_{n+1}-u_n=300-0{,}1u_n=0{,}1(3000-u_n)>0. La suite est strictement croissante, tout en restant strictement inférieure à 30003000. L’inégalité démontrée est ce qui permet de fixer le signe de la différence.

Trouver une expression explicite

Posons vn=3000−unv_n=3000-u_n. On obtient vn+1=3000−(0,9un+300)=0,9(3000−un)=0,9vn.v_{n+1}=3000-(0{,}9u_n+300)=0{,}9(3000-u_n)=0{,}9v_n. Avec v0=2000v_0=2000, il vient vn=2000(0,9)nv_n=2000(0{,}9)^n et un=3000−2000(0,9)n.u_n=3000-2000(0{,}9)^n. Cette formule permet de retrouver les bornes et les variations : pour n≥0n\ge0, 0<(0,9)n≤10<(0{,}9)^n\le1 et un+1−un=200(0,9)n>0u_{n+1}-u_n=200(0{,}9)^n>0.

Rang nn 00 11 22 33 44
Stock unu_n 10001000 12001200 13801380 15421542 1687,81687{,}8

Méthode pour un problème appliqué

Définir le rang, l’unité et l’instant d’observation ; traduire les opérations dans leur ordre ; calculer quelques termes de contrôle ; justifier la formule et les propriétés utiles ; interpréter le résultat en tenant compte des contraintes du modèle.

Dans les exercices financiers suivants, les calculs sont effectués sans arrondi intermédiaire, puis arrondis au centime si nécessaire. Une convention d’arrondi à chaque période peut donner des montants légèrement différents.

Exercices corrigés

Exercice 1 - Les indices dans une formule explicite

Pour un=150+25nu_n=150+25n, n≥0n\ge0, calculer u0,u5,un+1,u2nu_0,u_5,u_{n+1},u_{2n} et comparer u2nu_{2n} avec 2un2u_n.

Solution. On remplace le rang par l’indice demandé : u0=150,u5=275,un+1=175+25n,u2n=150+50n.u_0=150,\quad u_5=275,\quad u_{n+1}=175+25n,\quad u_{2n}=150+50n. En revanche, 2un=300+50n2u_n=300+50n. Ainsi u2n=2un−150u_{2n}=2u_n-150 ; doubler l’indice ne double pas le terme.

Exercice 2 - Variation et encadrement d’un coût

Pour n≥0n\ge0, soit un=(500n+1200)/(n+2)u_n=(500n+1200)/(n+2). Montrer que la suite décroît strictement et donner deux bornes.

Solution. La division donne un=500+200/(n+2)u_n=500+200/(n+2). Les dénominateurs sont positifs, donc un+1−un=−200(n+2)(n+3)<0.u_{n+1}-u_n=\frac{-200}{(n+2)(n+3)}<0. La suite décroît strictement. Comme 0<200/(n+2)≤1000<200/(n+2)\le100, on a 500<un≤600500<u_n\le600. Le maximum est u0=600u_0=600 ; le nombre 500500 est une borne inférieure et n’est pas une valeur de la suite.

Exercice 3 - Reconstituer une suite arithmétique

Une suite arithmétique indexée à partir de 11 vérifie u3=180u_3=180 et u10=390u_{10}=390. Déterminer sa raison, son terme général et la somme des douze premiers termes.

Solution. Entre les rangs 33 et 1010, il y a sept accroissements : 7r=390−180=2107r=390-180=210, donc r=30r=30. Puis u1=u3−2r=120u_1=u_3-2r=120 et un=120+30(n−1)=90+30n.u_n=120+30(n-1)=90+30n. Comme u12=450u_{12}=450, la somme cherchée est S12=12(120+450)2=3420.S_{12}=\frac{12(120+450)}2=3420. Le nombre d’accroissements entre deux rangs et le nombre de termes d’une somme ne se comptent pas de la même manière.

Exercice 4 - Intérêts simples ou composés

Un capital initial de 80008000 est placé pendant trois périodes au taux de 5%5\,\% par période. Comparer les capitaux obtenus avec des intérêts simples et avec des intérêts composés, sans versement supplémentaire.

Solution. Les intérêts simples de chaque période valent 8000×0,05=4008000\times0{,}05=400. Le capital est donc 8000+3×400=92008000+3\times400=9200.

Avec capitalisation, chaque solde est multiplié par 1,051{,}05, donc C3=8000(1,05)3=9261.C_3=8000(1{,}05)^3=9261. Les intérêts cumulés sont respectivement 12001200 et 12611261. La différence est 6161 ; elle vient des intérêts produits par les intérêts déjà acquis.

Exercice 5 - Reconstituer une suite géométrique

Une suite géométrique réelle vérifie v1=600v_1=600 et v4=75v_4=75. Déterminer sa raison, son terme général et la somme v1+⋯+v8v_1+\cdots+v_8.

Solution. v4=v1q3v_4=v_1q^3 donne q3=75/600=1/8q^3=75/600=1/8, donc l’unique raison réelle est q=1/2q=1/2. Ainsi vn=600(12)n−1,S8=6001−(1/2)81−1/2=3825032=1195,3125.v_n=600\left(\frac12\right)^{n-1},\qquad S_8=600\frac{1-(1/2)^8}{1-1/2}=\frac{38250}{32}=1195{,}3125. Les huit termes correspondent aux exposants 00 à 77 ; le numérateur de la formule de somme contient la puissance 88.

Exercice 6 - Une baisse régulière de consommation

Une consommation vaut 400400 unités pendant la période 00, puis diminue de 10%10\,\% à chaque période. Calculer la consommation totale des six périodes de rangs 00 à 55.

Solution. Le coefficient multiplicateur est 0,90{,}9 : wn=400(0,9)nw_n=400(0{,}9)^n. Ce sont des consommations distinctes, que l’on peut additionner. On obtient ∑n=05wn=4001−(0,9)61−0,9=1874,236.\sum_{n=0}^{5}w_n=400\frac{1-(0{,}9)^6}{1-0{,}9}=1874{,}236. Vérification par les six termes : 400+360+324+291,6+262,44+236,196=1874,236400+360+324+291{,}6+262{,}44+236{,}196=1874{,}236.

Exercice 7 - Une formule démontrée par récurrence

Soit w0=300w_0=300 et wn+1=2wn+50w_{n+1}=2w_n+50. Démontrer que wn=350⋅2n−50w_n=350\cdot2^n-50, puis calculer w5w_5.

Solution. Au rang 00, 350⋅20−50=300=w0350\cdot2^0-50=300=w_0 : la propriété est initialisée.

Supposons la formule vraie pour un entier n≥0n\ge0. Alors wn+1=2(350⋅2n−50)+50=350⋅2n+1−50.w_{n+1}=2(350\cdot2^n-50)+50=350\cdot2^{n+1}-50. La propriété est héréditaire, donc vraie à tout rang. On en déduit w5=350×32−50=11150w_5=350\times32-50=11150. La suite auxiliaire wn+50w_n+50 est géométrique de raison 22, ce qui explique le choix de la formule.

Exercice 8 - Une raison négative

La suite géométrique (zn)(z_n) vérifie z0=−12z_0=-12 et q=−1/2q=-1/2. Étudier ses variations, donner un encadrement et calculer z0+⋯+z5z_0+\cdots+z_5.

Solution. Les premiers termes sont −12,6,−3,1,5-12,6,-3,1{,}5. Il y a une hausse puis une baisse : la suite n’est pas monotone. La formule est zn=−12(−1/2)nz_n=-12(-1/2)^n.

Aux rangs pairs, z2k=−12/4kz_{2k}=-12/4^k appartient à [−12;0[[-12;0[. Aux rangs impairs, z2k+1=6/4kz_{2k+1}=6/4^k appartient à ]0;6]]0;6]. Donc −12≤zn≤6-12\le z_n\le6 pour tout n≥0n\ge0. ∑n=05zn=−121−(−1/2)61+1/2=−1263/643/2=−638.\sum_{n=0}^{5}z_n=-12\frac{1-(-1/2)^6}{1+1/2} =-12\frac{63/64}{3/2}=-\frac{63}{8}. La formule de somme s’applique aussi à une raison négative ; les règles de croissance énoncées pour des termes positifs ne s’y appliquent pas directement.

Exercice 9 - Quatre versements en fin de période

Un compte initialement vide reçoit 200200 à la fin de chaque période, après application d’un intérêt de 3%3\,\% au solde existant. Calculer le capital après quatre périodes et les intérêts cumulés.

Solution. C0=0C_0=0 et Cn+1=1,03Cn+200C_{n+1}=1{,}03C_n+200. Les quatre versements produisent respectivement trois, deux, un et zéro période d’intérêt jusqu’au rang 44 : C4=200((1,03)3+(1,03)2+1,03+1)=200(1,03)4−10,03=836,7254.C_4=200\bigl((1{,}03)^3+(1{,}03)^2+1{,}03+1\bigr) =200\frac{(1{,}03)^4-1}{0{,}03}=836{,}7254. Les apports sont 4×200=8004\times200=800. Le solde arrondi est 836,73836{,}73 et les intérêts arrondis sont 36,7336{,}73. Le dernier versement ne produit pas encore d’intérêt à cet instant.

Exercice 10 - Une dette et le dernier remboursement

Une dette initiale de 20002000 produit un intérêt de 1%1\,\% par période. Un remboursement de 300300 est prévu à la fin de chaque période tant que la somme due le permet. On s’arrête dès que la dette est soldée. Déterminer le nombre de paiements de 300300 et le dernier paiement ajusté.

Solution. Tant qu’un paiement complet a lieu, le solde vérifie Bn+1=1,01Bn−300B_{n+1}=1{,}01B_n-300. La formule algébrique associée est Bn=2000(1,01)n−300(1,01)n−10,01=30000−28000(1,01)n.B_n=2000(1{,}01)^n-300\frac{(1{,}01)^n-1}{0{,}01} =30000-28000(1{,}01)^n. Cette formule décrit les soldes après des paiements complets. Elle donne :

nn 00 11 22 33 44 55 66
BnB_n arrondi 20002000 17201720 1437,201437{,}20 1151,571151{,}57 863,09863{,}09 571,72571{,}72 277,44277{,}44

La formule décroît avec nn, puisque (1,01)n(1{,}01)^n croît. Les soldes jusqu’au rang 66 restent positifs : six paiements complets sont possibles. Après ces six paiements, B6=277,435783172.B_6=277{,}435783172. À la fin de la période suivante, avant remboursement, la somme due est 1,01B6=280,21014100372<300.1{,}01B_6=280{,}21014100372<300. Le septième paiement est donc ajusté à environ 280,21280{,}21 ; il solde la dette. On ne prélève pas un septième paiement complet de 300300.

Ne pas prolonger le modèle au-delà de son sens

Le calcul formel donnerait B7=−19,78985899628B_7=-19{,}78985899628 après un paiement de 300300. Ce nombre négatif ne représente pas une dette restante : il indique que le paiement prévu dépasse la somme due. Le modèle réel s’arrête à zéro avec un paiement ajusté.

Repères de méthode à conserver

  • Une différence constante caractérise une suite arithmétique ; une relation multiplicative constante caractérise une suite géométrique.

  • Le premier indice détermine l’exposant et le nombre de termes d’une somme.

  • Une preuve par récurrence exige une initialisation et une hérédité.

  • Dans une application, distinguer stock, flux, capital, apports et intérêts ; respecter les dates des opérations et les contraintes d’arrêt.