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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Suites numériques - Cours et exercices corrigés | 1re Bac scientifique

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

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Objectifs. Distinguer forme explicite et récurrence, étudier des variations et des bornes, utiliser le raisonnement par récurrence, reconnaître une suite arithmétique ou géométrique et calculer des sommes. Ce chapitre de première année ne suppose ni théorie des limites de suites ni théorème de convergence.

Du rang au terme

Une suite numérique est une fonction définie sur les entiers à partir d’un rang initial, à valeurs réelles. Le terme de rang nn se note unu_n ; la suite entière se note (un)(u_n). On prend ℕ={0;1;2;…}\mathbb{N}=\{0;1;2;\ldots\}, mais une suite peut commencer au rang 11 ou à un autre rang indiqué.

Une expression explicite

Lorsque unu_n est donné directement en fonction de nn, on peut calculer un terme sans connaître les précédents. Par exemple, un=2n+3n+1,n≥0,u0=3,u1=52,u2=73.u_n=\frac{2n+3}{n+1},\quad n\ge0, \qquad u_0=3,\quad u_1=\frac52,\quad u_2=\frac73. Ici le dénominateur est non nul pour tous les rangs autorisés. Le terme un+1u_{n+1} s’obtient en remplaçant chaque nn par n+1n+1 : un+1=2(n+1)+3(n+1)+1=2n+5n+2.u_{n+1}=\frac{2(n+1)+3}{(n+1)+1}=\frac{2n+5}{n+2}.

Une relation de récurrence

Une suite peut être donnée par un premier terme et une règle reliant un terme au suivant. Pour v0=1v_0=1 et vn+1=2vn+3v_{n+1}=2v_n+3, on calcule successivement v1=5v_1=5, v2=13v_2=13, v3=29v_3=29. La seule règle vn+1=2vn+3v_{n+1}=2v_n+3 ne fixe pas la suite : changer v0v_0 change les termes.

Indices et calculs : quatre objets distincts

un+1u_{n+1} est le terme suivant ; un+1u_n+1 est le terme actuel augmenté de 11 ; u2nu_{2n} est le terme de rang double ; 2un2u_n est le double du terme actuel. En général, ces quatre nombres sont différents.

Exemple - Lire une suite dans une situation

Une rangée de sièges contient 1212 places ; chaque nouvelle rangée en contient 22 de plus. Si la première porte le rang 11, alors u1=12u_1=12 et un+1=un+2u_{n+1}=u_n+2. Si elle porte le rang 00, le terme initial est u0=12u_0=12. Les deux conventions décrivent la même situation mais donnent des formules d’indices différentes.

Une représentation discrète

On place les points (n;un)(n;u_n) dans un repère. Les rangs sont entiers : le dessin ne comprend pas automatiquement les valeurs entre deux rangs. Les premiers points peuvent suggérer une propriété ; ils ne démontrent pas qu’elle est vraie pour tous les rangs.

Étudier les variations et les bornes

Comparer deux termes consécutifs

Définitions

La suite est croissante si un+1≥unu_{n+1}\ge u_n pour tous les rangs, décroissante si un+1≤unu_{n+1}\le u_n. Elle est strictement monotone quand les inégalités sont strictes. Une suite constante satisfait les deux inégalités larges.

La méthode générale est l’étude du signe de un+1−unu_{n+1}-u_n. Lorsque tous les termes sont strictement positifs, on peut aussi comparer un+1/unu_{n+1}/u_n à 11. Sans cette positivité, la règle du quotient peut donner une conclusion fausse.

Exemple - Factoriser une différence

Pour un=n2−3nu_n=n^2-3n, n≥0n\ge0, un+1−un=(n+1)2−3(n+1)−(n2−3n)=2n−2.u_{n+1}-u_n=(n+1)^2-3(n+1)-(n^2-3n)=2n-2. La différence est négative au rang 00, nulle au rang 11, positive pour n≥2n\ge2. Ainsi u0=0u_0=0, u1=u2=−2u_1=u_2=-2, puis les termes augmentent strictement à partir de u2u_2. La suite n’est pas monotone sur tous les rangs.

Majorer, minorer et borner

La suite est majorée s’il existe un réel MM avec un≤Mu_n\le M pour tous les rangs. Elle est minorée s’il existe mm avec m≤unm\le u_n. Elle est bornée lorsque les deux conditions sont satisfaites. Les constantes mm et MM ne doivent pas dépendre de nn.

Exemple - Une borne non atteinte

Pour vn=2+1/(n+1)v_n=2+1/(n+1), n≥0n\ge0, 0<1/(n+1)≤10<1/(n+1)\le1, donc 2<vn≤3.2<v_n\le3. Le majorant 33 est atteint au rang 00 ; le minorant 22 n’est jamais atteint. De plus, vn+1−vn=1n+2−1n+1=−1(n+1)(n+2)<0.v_{n+1}-v_n=\frac1{n+2}-\frac1{n+1} =-\frac1{(n+1)(n+2)}<0. La suite est strictement décroissante, tout en restant positive.

Une propriété ne remplace pas une autre

La suite wn=(−1)nw_n=(-1)^n est bornée par −1-1 et 11, mais n’est pas monotone. La suite zn=nz_n=n est croissante mais n’est pas majorée : pour toute borne proposée MM, un entier n>Mn>M la dépasse. Une suite peut être positive sans être croissante ; les variations comparent les termes entre eux, le signe les compare à 00.

Le tableau de premiers termes sert au contrôle

Une valeur numérique calculée avec erreur peut fausser une conjecture. Pour une propriété sur tous les rangs, rechercher une identité, une inégalité générale ou une preuve par récurrence.

Suites arithmétiques

Une différence constante

Une suite est arithmétique de raison rr si un+1−un=ru_{n+1}-u_n=r pour tout nn. La raison est une constante indépendante du rang. En ajoutant rr à chaque étape, on obtient, pour n≥pn\ge p, un=up+(n−p)r.\boxed{u_n=u_p+(n-p)r.} En particulier, si le premier terme est u0u_0, un=u0+nru_n=u_0+nr ; s’il est u1u_1, un=u1+(n−1)ru_n=u_1+(n-1)r.

Justification par récurrence

La formule est vraie pour n=pn=p. Si elle est vraie au rang nn, alors un+1=un+r=up+(n−p)r+r=up+(n+1−p)ru_{n+1}=u_n+r=u_p+(n-p)r+r=u_p+(n+1-p)r. Elle est donc vraie pour tous les rangs à partir de pp.

Variations et reconnaissance

Si r>0r>0, la suite est strictement croissante ; si r<0r<0, strictement décroissante ; si r=0r=0, constante. Pour reconnaître une suite arithmétique, on calcule la différence à un rang quelconque. Deux premières différences égales ne suffisent pas pour une suite dont la définition générale est inconnue.

Exemple - Reconnaître ou rejeter

un=5−3nu_n=5-3n est arithmétique car un+1−un=−3u_{n+1}-u_n=-3. En revanche, pour vn=n2v_n=n^2, la différence 2n+12n+1 dépend de nn : la suite n’est pas arithmétique.

Somme de termes consécutifs

Nombre de termes multiplié par la moyenne des extrêmes

Pour n≥pn\ge p, il y a N=n−p+1N=n-p+1 termes entre upu_p et unu_n, bornes comprises. Leur somme vaut up+up+1+⋯+un=Nup+un2.u_p+u_{p+1}+\cdots+u_n=N\frac{u_p+u_n}{2}. La formule fonctionne aussi pour une raison négative ou nulle.

Preuve. Écrivons la somme SS dans l’ordre croissant des indices puis dans l’ordre inverse. Chaque paire verticale a la même somme up+unu_p+u_n. Les NN paires donnent 2S=N(up+un)2S=N(u_p+u_n).

Exemple - Somme de nombres impairs

Les nn premiers entiers impairs sont 1,3,…,2n−11,3,\ldots,2n-1. Ils forment une suite arithmétique de raison 22, donc 1+3+⋯+(2n−1)=n1+(2n−1)2=n2.1+3+\cdots+(2n-1)=n\frac{1+(2n-1)}2=n^2.

Application - Les rangées de sièges

Dans une salle, la première rangée a 1212 places et chaque suivante 22 de plus. La vingtième a 12+19×2=5012+19\times2=50 places. Les vingt rangées contiennent 20(12+50)/2=62020(12+50)/2=620 places. Le calcul tient compte du nombre réel de rangées, et non de la seule différence 20−120-1.

Suites géométriques

Un facteur multiplicatif constant

Une suite est géométrique de raison qq si vn+1=qvnv_{n+1}=qv_n pour tous les rangs. Lorsque q≠0q\ne0, pour n≥pn\ge p, vn=vpqn−p.\boxed{v_n=v_pq^{n-p}.} Si q=0q=0, tous les termes strictement après le rang pp sont nuls ; on conserve séparément le terme vpv_p. Cette distinction évite de faire intervenir 000^0.

Exemple - Un pourcentage répété

Une population de bactéries augmente de 20%20\,\% à chaque étape du modèle. Alors vn+1=vn+0,2vn=1,2vnv_{n+1}=v_n+0{,}2v_n=1{,}2v_n. La raison est 1,21{,}2, et non 0,20{,}2. Si v0=1000v_0=1000, le modèle donne vn=1000(1,2)nv_n=1000(1{,}2)^n.

Signe et variations

La différence vn+1−vn=(q−1)vnv_{n+1}-v_n=(q-1)v_n permet d’étudier les variations. Pour v0>0v_0>0 et q>0q>0, les termes sont positifs : la suite est strictement croissante si q>1q>1, décroissante si 0<q<10<q<1, constante si q=1q=1. Pour v0<0v_0<0, les sens s’inversent. Si v0=0v_0=0, la suite est nulle.

Si q<0q<0 et v0≠0v_0\ne0, les signes alternent. La suite n’est pas monotone sur tous les rangs. Par exemple vn=4(−1/2)nv_n=4(-1/2)^n commence par 4,−2,1,−1/24,-2,1,-1/2 : une raison plus petite que 11 ne suffit pas à conclure à la décroissance.

Somme géométrique

Garder le nombre de termes dans l’exposant

Pour une suite géométrique et N=n−p+1N=n-p+1 termes, vp+⋯+vn=vp1−qN1−q(q≠1).v_p+\cdots+v_n=v_p\frac{1-q^N}{1-q}\quad(q\ne1). Si q=1q=1, la somme vaut NvpNv_p. Pour q=0q=0, N≥1N\ge1 et la même formule donne bien vpv_p.

Preuve. Posons S=vp+vpq+⋯+vpqN−1S=v_p+v_pq+\cdots+v_pq^{N-1}. La soustraction S−qSS-qS annule les termes intermédiaires et donne (1−q)S=vp−vpqN(1-q)S=v_p-v_pq^N. On peut diviser par 1−q1-q seulement si q≠1q\ne1.

Exemple - Six termes, pas cinq

La somme 3+6+12+24+48+963+6+12+24+48+96 contient six termes, de premier terme 33 et de raison 22. Elle vaut 31−261−2=3(64−1)=189.3\frac{1-2^6}{1-2}=3(64-1)=189. Le dernier exposant dans la somme est 55, mais celui de la formule est 66, car il représente le nombre de termes.

Récurrence et étude d’un modèle simple

Trois étapes pour tous les rangs

Pour établir une propriété P(n)P(n) pour n≥n0n\ge n_0, on vérifie d’abord P(n0)P(n_0), puis on suppose P(n)P(n) vraie à un rang quelconque et on démontre P(n+1)P(n+1). On conclut enfin par récurrence. L’hypothèse temporaire ne remplace pas l’initialisation.

Une suite définie sur tous les rangs

Soit u0=1u_0=1 et un+1=(un+3)/2u_{n+1}=(u_n+3)/2. Montrons 1≤un<31\le u_n<3.

Initialisation. u0=1u_0=1 satisfait les deux inégalités. Hérédité. Si 1≤un<31\le u_n<3, alors 4≤un+3<64\le u_n+3<6, donc 2≤un+1<32\le u_{n+1}<3, ce qui implique bien 1≤un+1<31\le u_{n+1}<3. Par récurrence, tous les termes restent dans [1;3[[1;3[.

La différence est un+1−un=(3−un)/2>0u_{n+1}-u_n=(3-u_n)/2>0. La suite est donc strictement croissante et bornée. Ces propriétés ne nécessitent pas de connaître une formule explicite.

Trouver puis prouver une formule

Le nombre 33 vérifie 3=(3+3)/23=(3+3)/2. Posons wn=3−unw_n=3-u_n. Alors wn+1=3−un+32=3−un2=12wn.w_{n+1}=3-\frac{u_n+3}2=\frac{3-u_n}2=\frac12w_n. La suite (wn)(w_n) est géométrique, de premier terme w0=2w_0=2. Ainsi wn=2(12)n,un=3−2(12)n.w_n=2\left(\frac12\right)^n, \qquad u_n=3-2\left(\frac12\right)^n. On retrouve u0=1u_0=1, u1=2u_1=2, u2=5/2u_2=5/2. Les termes restent strictement inférieurs à 33, puisque la quantité soustraite est strictement positive à chaque rang.

Une situation à apport constant

Un récipient contient initialement 2020 litres. À chaque étape, on en conserve 80%80\,\%, puis on ajoute 1010 litres : un+1=0,8un+10u_{n+1}=0{,}8u_n+10. Cette suite n’est pas arithmétique, car un+1−un=10−0,2unu_{n+1}-u_n=10-0{,}2u_n varie avec le volume. Elle n’est pas géométrique non plus, car un apport fixe s’ajoute à la multiplication.

Le nombre 5050 vérifie 50=0,8×50+1050=0{,}8\times50+10. Soustraire ce nombre donne un+1−50=0,8(un−50).u_{n+1}-50=0{,}8(u_n-50). L’écart à 5050 suit donc une règle géométrique. Cette observation fournit une méthode de calcul dans ce modèle précis, sans prétendre transformer ainsi toutes les récurrences.

Ce chapitre ne conclut pas par un théorème de convergence

Les formules, variations et bornes obtenues sont des résultats complets de première année. La notion de limite d’une suite et les théorèmes de convergence seront étudiés dans le chapitre de deuxième année ; un dessin qui semble se stabiliser ne remplace pas ces théorèmes.

Exercices corrigés

Exercice 1 - Forme explicite, variations et bornes

Pour n≥0n\ge0, un=(3n+2)/(n+1)u_n=(3n+2)/(n+1). Calculer u0,u1,u2u_0,u_1,u_2, puis montrer que la suite est strictement croissante et bornée. Solution. On obtient u0=2u_0=2, u1=5/2u_1=5/2, u2=8/3u_2=8/3. Pour tous les rangs, un=3−1/(n+1)u_n=3-1/(n+1), donc 2≤un<32\le u_n<3. un+1−un=1n+1−1n+2=1(n+1)(n+2)>0.u_{n+1}-u_n=\frac1{n+1}-\frac1{n+2} =\frac1{(n+1)(n+2)}>0. La suite est strictement croissante, minorée par 22 et majorée par 33. La borne 22 est atteinte ; 33 ne l’est pas.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Les points représentent les rangs entiers 00 à 88 ; aucune ligne ne les relie.

Exercice 2 - Deux termes d’une suite arithmétique

Une suite arithmétique, définie pour n≥1n\ge1, vérifie u3=10u_3=10 et u9=28u_9=28. Déterminer rr, unu_n et la somme des vingt premiers termes. Solution. u9−u3=(9−3)ru_9-u_3=(9-3)r, donc r=18/6=3r=18/6=3. Puis u1=10−2×3=4u_1=10-2\times3=4 et un=4+3(n−1)=3n+1u_n=4+3(n-1)=3n+1. Le vingtième terme vaut 6161 ; la somme de u1u_1 à u20u_{20} contient vingt termes : S=204+612=650.S=20\frac{4+61}2=650.

Exercice 3 - Retrouver une raison géométrique

Une suite géométrique vérifie v1=3v_1=3 et v4=24v_4=24. Déterminer sa raison, son terme général et la somme de v1v_1 à v8v_8. Solution. v4=v1q3v_4=v_1q^3 donne 24=3q324=3q^3, donc q3=8q^3=8 et q=2q=2. Ainsi vn=3⋅2n−1v_n=3\cdot2^{n-1} pour n≥1n\ge1. Il y a huit termes dans la somme demandée, d’où S=31−281−2=3(256−1)=765.S=3\frac{1-2^8}{1-2}=3(256-1)=765. La suite est strictement croissante car son premier terme est positif et sa raison vaut 2>12>1.

Exercice 4 - Une raison négative et une somme

Pour vn=4(−1/2)nv_n=4(-1/2)^n, calculer v0,v1,v2v_0,v_1,v_2, dire si la suite est monotone et calculer v0+⋯+v6v_0+\cdots+v_6. Solution. Les termes sont 4,−2,14,-2,1 : la suite décroît puis croît, donc elle n’est ni croissante ni décroissante sur tous les rangs. Les sept termes ont pour somme S=41−(−1/2)71+1/2=83(1+1128)=4316.S=4\frac{1-(-1/2)^7}{1+1/2} =\frac83\left(1+\frac1{128}\right)=\frac{43}{16}. La puissance est impaire : (−1/2)7=−1/128(-1/2)^7=-1/128. Oublier ce signe changerait la somme.

Exercice 5 - Une identité par récurrence

Démontrer que 1+3+⋯+(2n−1)=n21+3+\cdots+(2n-1)=n^2 pour tout entier n≥1n\ge1, en utilisant la récurrence et non directement la formule de somme arithmétique. Solution. Au rang 11, le membre de gauche vaut 1=121=1^2. Fixons un n≥1n\ge1 et supposons l’identité vraie à ce rang. En ajoutant le terme impair suivant 2n+12n+1, on obtient 1+3+⋯+(2n−1)+(2n+1)=n2+2n+1=(n+1)2.1+3+\cdots+(2n-1)+(2n+1)=n^2+2n+1=(n+1)^2. Cette expression est la formule attendue au rang n+1n+1. L’initialisation et l’hérédité sont établies : par récurrence, l’identité est vraie pour tout n≥1n\ge1. La démonstration justifie la formule indépendamment de la méthode de somme utilisée dans le cours.

Exercice 6 - Une récurrence, des bornes et une formule

On pose u0=2u_0=2 et un+1=(un+4)/2u_{n+1}=(u_n+4)/2. Montrer 2≤un<42\le u_n<4, étudier les variations, puis trouver unu_n à l’aide de wn=4−unw_n=4-u_n. Solution. L’encadrement est vrai au rang 00. Si 2≤un<42\le u_n<4, alors 6≤un+4<86\le u_n+4<8, donc 3≤un+1<43\le u_{n+1}<4, ce qui entraîne l’encadrement voulu au rang suivant. Par récurrence, la suite est définie et bornée à tous les rangs.

On a un+1−un=(4−un)/2>0u_{n+1}-u_n=(4-u_n)/2>0, donc la suite est strictement croissante. Ensuite, wn+1=4−un+42=4−un2=12wn.w_{n+1}=4-\frac{u_n+4}2=\frac{4-u_n}2=\frac12w_n. Comme w0=2w_0=2, wn=2(1/2)nw_n=2(1/2)^n et un=4−2(12)n.u_n=4-2\left(\frac12\right)^n. La formule redonne u0=2u_0=2 et u1=3u_1=3. Elle prouve aussi directement que la valeur 44 n’est atteinte à aucun rang.

Exercice 7 - Atteindre un seuil dans un modèle

Dans le modèle du récipient, u0=20u_0=20 et un+1=0,8un+10u_{n+1}=0{,}8u_n+10. Déterminer unu_n, prouver que les volumes augmentent tout en restant inférieurs à 5050, puis trouver le premier rang où un≥40u_n\ge40. Solution. Posons vn=un−50v_n=u_n-50. On a vn+1=0,8vnv_{n+1}=0{,}8v_n et v0=−30v_0=-30, donc un=50−30(0,8)n.u_n=50-30(0{,}8)^n. Puis 0<(0,8)n≤10<(0{,}8)^n\le1 donne 20≤un<5020\le u_n<50, et un+1−un=30(0,8)n(1−0,8)=6(0,8)n>0.u_{n+1}-u_n=30(0{,}8)^n(1-0{,}8)=6(0{,}8)^n>0. La condition un≥40u_n\ge40 équivaut à (0,8)n≤1/3(0{,}8)^n\le1/3. Les puissances sont décroissantes et on calcule (0,8)4=0,4096>1/3(0{,}8)^4=0{,}4096>1/3, (0,8)5=0,32768<1/3(0{,}8)^5=0{,}32768<1/3. Le premier rang est donc 55 ; u4=37,712<40u_4=37{,}712<40 et u5=40,1696>40u_5=40{,}1696>40. Aucun logarithme n’est nécessaire pour ce seuil de première année.