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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Suites numériques - Cours et exercices corrigés | 2e Bac PC et SVT

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

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Objectifs. Reconnaître une suite arithmétique ou géométrique, calculer une somme, étudier variations et bornes, déterminer une limite et justifier la convergence d’une suite récurrente. Une formule devinée sur les premiers termes doit être démontrée.

Définir une suite et raisonner sur tous les rangs

Terme général, rang initial et récurrence

Une suite associe à chaque entier nn à partir d’un rang initial un réel unu_n. Le symbole unu_n désigne un nombre ; (un)(u_n) désigne la suite entière. Il faut distinguer :

  • la forme explicite, par exemple un=(2n+1)/(n+1)u_n=(2n+1)/(n+1), qui permet de calculer directement un terme ;

  • la forme récurrente, par exemple u0=1u_0=1 et un+1=2+unu_{n+1}=\sqrt{2+u_n}, qui nécessite le terme précédent.

Le domaine de la formule de récurrence compte : un radical doit être défini et un dénominateur ne doit jamais s’annuler. Une preuve par récurrence permet de vérifier ces conditions pour tous les rangs.

Principe de récurrence

Pour démontrer une propriété P(n)P(n) pour tout n≥n0n\ge n_0 :

  1. Initialisation : vérifier P(n0)P(n_0).

  2. Hérédité : fixer un entier n≥n0n\ge n_0, supposer P(n)P(n) vraie et démontrer P(n+1)P(n+1).

  3. Conclusion : la propriété est vraie pour tout n≥n0n\ge n_0.

Variations et bornes

La suite est croissante si un+1≥unu_{n+1}\ge u_n pour tout nn, décroissante si un+1≤unu_{n+1}\le u_n. Les inégalités strictes définissent la stricte monotonie. Pour étudier ces variations :

  • calculer et factoriser un+1−unu_{n+1}-u_n ;

  • si tous les termes sont strictement positifs, comparer un+1/unu_{n+1}/u_n à 11 ;

  • si un=f(n)u_n=f(n) et ff est monotone sur l’intervalle des rangs, utiliser ce résultat.

La suite est majorée s’il existe un réel MM tel que un≤Mu_n\le M pour tout nn ; minorée s’il existe mm avec m≤unm\le u_n. Elle est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.

Exemple - Une suite explicite

Pour un=2−1/(n+1)u_n=2-1/(n+1), n≥0n\ge0, on a 1≤un<21\le u_n<2, donc elle est bornée. De plus, un+1−un=1n+1−1n+2=1(n+1)(n+2)>0.u_{n+1}-u_n=\frac1{n+1}-\frac1{n+2}=\frac1{(n+1)(n+2)}>0. Elle est strictement croissante. Le majorant 22 n’est jamais atteint ; un majorant n’est donc pas nécessairement un terme de la suite.

Suites arithmétiques et géométriques

Suite arithmétique : ajouter toujours la même quantité

Si un+1=un+ru_{n+1}=u_n+r, la suite est arithmétique de raison rr. Pour n≥pn\ge p, un=up+(n−p)r.\boxed{u_n=u_p+(n-p)r.} Le signe de rr donne les variations. Si r>0r>0, un→+∞u_n\to+\infty ; si r<0r<0, un→−∞u_n\to-\infty ; si r=0r=0, la suite est constante.

Somme arithmétique

Entre les rangs pp et nn inclus, il y a n−p+1n-p+1 termes : up+up+1+⋯+un=(n−p+1)up+un2.u_p+u_{p+1}+\cdots+u_n=(n-p+1)\frac{u_p+u_n}{2}. En particulier, 1+2+⋯+n=n(n+1)/21+2+\cdots+n=n(n+1)/2.

Exemple - Ne pas oublier le rang initial

Si u3=7u_3=7 et r=2r=2, alors u10=7+7×2=21u_{10}=7+7\times2=21. La somme de u3u_3 à u10u_{10} contient huit termes et vaut 8(7+21)/2=1128(7+21)/2=112.

Suite géométrique : multiplier par une constante

Si vn+1=qvnv_{n+1}=qv_n, la suite est géométrique de raison qq. Pour n≥pn\ge p, vn=vpqn−pv_n=v_pq^{n-p}. Au rang pp, on garde simplement vpv_p ; si q=0q=0, tous les termes de rang strictement supérieur à pp sont nuls.

Somme géométrique

Pour q≠1q\ne1 et n≥pn\ge p, vp+⋯+vn=vp1−qn−p+11−q.v_p+\cdots+v_n=v_p\frac{1-q^{n-p+1}}{1-q}. Pour q=1q=1, tous les termes valent vpv_p et la somme vaut (n−p+1)vp(n-p+1)v_p.

Limite de qnq^n

Valeur de qq Comportement quand n→+∞n\to+\infty
−1<q<1-1<q<1 qn→0q^n\to0, même si qq est négatif.
q=1q=1 qn=1q^n=1.
q>1q>1 qn→+∞q^n\to+\infty.
q=−1q=-1 Les termes alternent entre 11 et −1-1 : pas de limite.
q<−1q<-1 Les signes alternent et |q|n→+∞|q|^n\to+\infty : pas de limite, même infinie.

Pour une suite vn=v0qnv_n=v_0q^n, il faut aussi tenir compte du signe de v0v_0. Si v0=0v_0=0, la suite est nulle, quelle que soit la raison. Pour étudier les variations lorsque qq est négatif, ne pas appliquer une règle destinée aux suites positives.

Limites et règles de calcul

Converger ou diverger

Dire que un→ℓu_n\to\ell signifie que les termes deviennent aussi proches que l’on veut du réel ℓ\ell à partir d’un certain rang. On dit alors que la suite est convergente. Si un→+∞u_n\to+\infty, les termes finissent par dépasser tout réel fixé ; cette suite est divergente. Une suite peut aussi diverger sans tendre vers un infini, comme (−1)n(-1)^n.

Limites de référence

Quand n→+∞n\to+\infty, pour tout entier p≥1p\ge1, np→+∞,n→+∞,1np→0,1n→0.n^p\to+\infty,\qquad \sqrt n\to+\infty,\qquad \frac1{n^p}\to0,\qquad \frac1{\sqrt n}\to0. Pour un rationnel r>0r>0, nr→+∞n^r\to+\infty ; pour r<0r<0, nr→0n^r\to0 (rangs n≥1n\ge1).

Une suite convergente est bornée. La réciproque est fausse : (−1)n(-1)^n est bornée mais n’est pas convergente. La limite d’une suite convergente est unique.

Opérations sur les limites

Si un→ℓu_n\to\ell et vn→mv_n\to m sont des limites finies, alors un+vn→ℓ+m,unvn→ℓm,kun→kℓ.u_n+v_n\to\ell+m,\qquad u_nv_n\to\ell m,\qquad ku_n\to k\ell. Si m≠0m\ne0, vnv_n ne s’annule plus à partir d’un certain rang et un/vn→ℓ/mu_n/v_n\to\ell/m. Pour les limites infinies, on applique les règles de signes en évitant les formes indéterminées ∞−∞\infty-\infty, 0×∞0\times\infty, ∞/∞\infty/\infty et 0/00/0.

Exemple - Quotient de polynômes en nn

3n2−n+22n2+5=3−1/n+2/n22+5/n2→32.\frac{3n^2-n+2}{2n^2+5} =\frac{3-1/n+2/n^2}{2+5/n^2}\longrightarrow\frac32. On a divisé par n2n^2 pour n≥1n\ge1 ; la valeur d’un nombre fini de termes initiaux ne change pas une limite.

Exemple - Lever une forme ∞−∞\infty-\infty

n2+3n−n=3nn2+3n+n=31+3/n+1→32.\sqrt{n^2+3n}-n=\frac{3n}{\sqrt{n^2+3n}+n} =\frac3{\sqrt{1+3/n}+1}\longrightarrow\frac32. Le facteur nn est positif pour n≥1n\ge1, donc n2=n\sqrt{n^2}=n.

Composition avec une fonction continue

Si un→ℓu_n\to\ell et si ff est continue en ℓ\ell, avec les termes dans son domaine à partir d’un certain rang, alors f(un)→f(ℓ)f(u_n)\to f(\ell). Par exemple, si un→3u_n\to3 et un≥0u_n\ge0, alors un→3\sqrt{u_n}\to\sqrt3. L’hypothèse de continuité au point limite est nécessaire à cette règle.

Comparer et démontrer la convergence

Ordre et limites

Si un≤vnu_n\le v_n à partir d’un certain rang et si les deux suites ont des limites finies, alors lim⁡un≤lim⁡vn\lim u_n\le\lim v_n. Une inégalité stricte entre les termes peut devenir une égalité à la limite : 1/n>01/n>0 mais lim⁡1/n=0\lim1/n=0.

Encadrement et comparaison

Si an≤un≤bna_n\le u_n\le b_n à partir d’un certain rang, avec an→ℓa_n\to\ell et bn→ℓb_n\to\ell, alors un→ℓu_n\to\ell (théorème des gendarmes).

Si un≥vnu_n\ge v_n et vn→+∞v_n\to+\infty, alors un→+∞u_n\to+\infty. Si un≤vnu_n\le v_n et vn→−∞v_n\to-\infty, alors un→−∞u_n\to-\infty.

Exemple - Oscillation qui s’amortit

Comme −1≤sin⁡n≤1-1\le\sin n\le1, on a pour n≥1n\ge1 : −1n≤sin⁡nn≤1n.-\frac1n\le\frac{\sin n}{n}\le\frac1n. Les deux bornes tendent vers 00, donc sin⁡n/n→0\sin n/n\to0. Une suite peut converger sans être monotone.

Suite monotone et bornée

Théorème de convergence monotone

Toute suite croissante et majorée converge vers une limite finie. Toute suite décroissante et minorée converge vers une limite finie.

Une suite croissante non majorée tend vers +∞+\infty ; une suite décroissante non minorée tend vers −∞-\infty.

Ce théorème garantit une limite mais ne donne pas automatiquement sa valeur. Une borne peut ne pas être la limite : la suite constante un=1u_n=1 est majorée par 55, mais sa limite est 11.

Une estimation d’erreur fournit aussi une preuve

Si |un−ℓ|≤Cqn|u_n-\ell|\le Cq^n pour tout n≥1n\ge1, avec C≥0C\ge0 et 0≤q<10\le q<1, alors un→ℓu_n\to\ell. Le membre de droite indique aussi le nombre de rangs suffisants pour atteindre une précision donnée.

Exemple - Combien de rangs suffisent ?

Si |un−4|≤3(1/2)n|u_n-4|\le3(1/2)^n, une erreur au plus égale à 0.010.01 est garantie dès que 2n≥3002^n\ge300. Or 28=256<3002^8=256<300 et 29=512≥3002^9=512\ge300, donc tout rang n≥9n\ge9 convient. C’est un rang suffisant issu de la majoration ; l’erreur réelle peut être plus petite.

Une équation de limite n’est pas une preuve de convergence

Écrire ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) dans une récurrence permet de trouver des limites possibles. Il faut d’abord démontrer que la suite converge et que le passage à la limite est légitime.

Étudier une récurrence un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n)

Une méthode en quatre étapes

  1. Existence et bornes : trouver un intervalle II contenant u0u_0 et vérifier que ff est définie sur II et que f(I)⊂If(I)\subset I. Une récurrence prouve alors que tous les termes restent dans II.

  2. Variations : étudier f(un)−unf(u_n)-u_n, ou utiliser la croissance de ff pour propager le signe de u1−u0u_1-u_0.

  3. Convergence : appliquer le théorème des suites monotones bornées, ou établir une estimation d’erreur.

  4. Valeur de la limite : si ff est continue au point limite ℓ\ell, passer à la limite et résoudre ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) en respectant les bornes. Lorsque II est fermé et borné, la limite reste dans II.

Exemple complet : u0=0u_0=0, un+1=2+unu_{n+1}=\sqrt{2+u_n}

Bornes. u0∈[0;2]u_0\in[0;2]. Si 0≤un≤20\le u_n\le2, alors 2≤2+un≤42\le2+u_n\le4, donc 0≤2+un≤20\le\sqrt{2+u_n}\le2. Par récurrence, tous les termes sont définis et appartiennent à [0;2][0;2].

Variations. Pour x∈[0;2]x\in[0;2], les deux membres de 2+x≥x\sqrt{2+x}\ge x sont positifs ; cette inégalité équivaut à 2+x≥x22+x\ge x^2, soit (2−x)(x+1)≥0(2-x)(x+1)\ge0. Ainsi un+1≥unu_{n+1}\ge u_n.

Convergence et limite. La suite croissante est majorée par 22 : elle converge vers ℓ∈[0;2]\ell\in[0;2]. La racine étant continue, ℓ=2+ℓ\ell=\sqrt{2+\ell}. En élevant au carré, ℓ2−ℓ−2=0\ell^2-\ell-2=0, donc ℓ=2\ell=2 ou ℓ=−1\ell=-1. Seule la valeur 22 appartient à [0;2][0;2] : un→2u_n\to2.

Vitesse d’approche. En rationalisant, 0≤2−un+1=2−un2+un+1≤2−un2.0\le2-u_{n+1}=\frac{2-u_n}{2+u_{n+1}}\le\frac{2-u_n}{2}. Une récurrence donne 0≤2−un≤2/2n0\le2-u_n\le2/2^n, autre preuve de la convergence.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Les points illustrent la convergence ; la démonstration repose sur les bornes et les variations.

Transformer une récurrence

Suite arithmético-géométrique

Soit un+1=aun+bu_{n+1}=au_n+b, avec a≠1a\ne1. Le nombre L=b/(1−a)L=b/(1-a) vérifie L=aL+bL=aL+b. En posant vn=un−Lv_n=u_n-L, on obtient vn+1=a(un−L)=avn.v_{n+1}=a(u_n-L)=av_n. La suite auxiliaire est géométrique. Ainsi, pour n≥1n\ge1, un=L+(u0−L)an.\boxed{u_n=L+(u_0-L)a^n.} Si a≠0a\ne0, la formule vaut aussi au rang 00. Si a=0a=0, tous les termes à partir de u1u_1 valent bb. Si |a|<1|a|<1, alors un→Lu_n\to L. Si a=1a=1, on retrouve une suite arithmétique de raison bb.

Exemple - Un modèle à apport constant

Un réservoir contient initialement 22 litres. À chaque étape, on conserve les trois quarts de son contenu et on ajoute 22 litres. On a u0=2u_0=2, un+1=34un+2u_{n+1}=\tfrac34u_n+2. Le point fixe est L=8L=8, d’où un=8−6(34)n.u_n=8-6\left(\frac34\right)^n. Les volumes sont positifs, strictement croissants et inférieurs à 88 ; ils tendent vers 88 litres. Le modèle suppose que le réservoir possède la capacité suffisante et que la règle reste la même à chaque étape.

Un exemple de récurrence homographique

On définit u0=0u_0=0 et un+1=3un+2un+2\displaystyle u_{n+1}=\frac{3u_n+2}{u_n+2}. Pour 0≤x<20\le x<2, le dénominateur est positif et 3x+2x+2≥0,2−3x+2x+2=2−xx+2>0.\frac{3x+2}{x+2}\ge0,\qquad 2-\frac{3x+2}{x+2}=\frac{2-x}{x+2}>0. Par récurrence, 0≤un<20\le u_n<2 pour tout nn, et la suite est donc bien définie. Les deux points fixes sont 22 et −1-1. On choisit la transformation vn=un−2un+1,v_n=\frac{u_n-2}{u_n+1}, dont le dénominateur est non nul. Un calcul donne vn+1=(un−2)/(un+2)(4un+4)/(un+2)=14vn.v_{n+1}=\frac{(u_n-2)/(u_n+2)}{(4u_n+4)/(u_n+2)} =\frac14v_n. Ainsi vn=−2/4nv_n=-2/4^n. En résolvant vn(un+1)=un−2v_n(u_n+1)=u_n-2, on obtient un=2−2/4n1+2/4n→2.\boxed{u_n=\frac{2-2/4^n}{1+2/4^n}\ \longrightarrow\ 2.} Le dénominateur final est strictement positif. La formule retrouve u0=0u_0=0 et u1=1u_1=1, ce qui constitue un contrôle, sans remplacer la démonstration.

Choisir la bonne transformation

La forme de la suite auxiliaire dépend de la récurrence. Soustraire un point fixe fonctionne pour une récurrence affine ; cela ne transforme pas automatiquement toute autre récurrence en suite géométrique.

Exercices corrigés - Formules et limites

Exercice 1 - Retrouver une suite arithmétique

Une suite arithmétique vérifie u2=5u_2=5 et u8=23u_8=23. Déterminer sa raison, u0u_0, unu_n et S=∑k=28ukS=\sum_{k=2}^8u_k.

Correction. u8−u2=(8−2)ru_8-u_2=(8-2)r, donc r=18/6=3r=18/6=3. Puis u0=u2−2r=−1u_0=u_2-2r=-1, et un=3n−1u_n=3n-1. Entre 22 et 88 inclus, il y a sept termes : S=7(5+23)/2=98S=7(5+23)/2=98. La suite est strictement croissante et tend vers +∞+\infty.

Exercice 2 - Une raison négative

Soit vn=3(−1/2)nv_n=3(-1/2)^n pour n≥0n\ge0. Calculer v0,v1,v2v_0,v_1,v_2, étudier sa convergence et calculer la somme de v0v_0 à v5v_5.

Correction. Les trois termes sont 3,−3/2,3/43,-3/2,3/4 : la suite n’est pas monotone. Cependant |vn|=3(1/2)n→0|v_n|=3(1/2)^n\to0, donc vn→0v_n\to0. La somme contient six termes : ∑k=05vk=31−(−1/2)61+1/2=2(1−164)=6332.\sum_{k=0}^5v_k=3\frac{1-(-1/2)^6}{1+1/2} =2\left(1-\frac1{64}\right)=\frac{63}{32}. Les oscillations ne suffisent pas à prouver une divergence ; ici leur amplitude tend vers zéro.

Exercice 3 - Trois calculs de limite

Calculer les limites, pour n→+∞n\to+\infty, de an=5n−22n+3,bn=n2+4n−n,cn=(−1)nn+1.a_n=\frac{5n-2}{2n+3},\qquad b_n=\sqrt{n^2+4n}-n,\qquad c_n=\frac{(-1)^n}{\sqrt{n+1}}. Correction. Pour n≥1n\ge1, an=(5−2/n)/(2+3/n)→5/2a_n=(5-2/n)/(2+3/n)\to5/2. En rationalisant, bn=4nn2+4n+n=41+4/n+1→2.b_n=\frac{4n}{\sqrt{n^2+4n}+n} =\frac4{\sqrt{1+4/n}+1}\longrightarrow2. Enfin |cn|=1/n+1→0|c_n|=1/\sqrt{n+1}\to0 ; l’encadrement −|cn|≤cn≤|cn|-|c_n|\le c_n\le|c_n| donne cn→0c_n\to0.

Exercice 4 - Variations et borne précise

Pour un=(3n+1)/(n+2)u_n=(3n+1)/(n+2), n≥0n\ge0, prouver que (un)(u_n) est croissante et bornée, puis déterminer sa limite.

Correction. On réécrit un=3−5/(n+2)u_n=3-5/(n+2). Ainsi un<3u_n<3 et un≥u0=1/2u_n\ge u_0=1/2 après vérification de la croissance : un+1−un=5n+2−5n+3=5(n+2)(n+3)>0.u_{n+1}-u_n=\frac5{n+2}-\frac5{n+3} =\frac5{(n+2)(n+3)}>0. Le théorème de convergence monotone assure une limite finie ; la forme explicite donne un→3u_n\to3. La valeur 33 est une borne supérieure jamais atteinte.

Exercices corrigés - Récurrences

Exercice 5 - Suite affine et précision

On pose u0=1u_0=1 et un+1=un/2+3u_{n+1}=u_n/2+3. Déterminer unu_n, sa limite et le premier rang à partir duquel |un−6|≤0.01|u_n-6|\le0.01.

Correction. Le point fixe vaut 66. Pour vn=un−6v_n=u_n-6, on a vn+1=vn/2v_{n+1}=v_n/2 et v0=−5v_0=-5. Ainsi un=6−5/2nu_n=6-5/2^n et un→6u_n\to6. L’erreur exacte est 5/2n5/2^n ; elle est au plus 0.010.01 si et seulement si 2n≥5002^n\ge500. Comme 28=2562^8=256 et 29=5122^9=512, le premier rang est 99, et tous les rangs suivants conviennent.

Exercice 6 - Une récurrence avec radical

On pose u0=1u_0=1 et un+1=3un+4u_{n+1}=\sqrt{3u_n+4}. Prouver l’existence de tous les termes, la convergence, puis trouver la limite.

Correction. Le terme initial appartient à [1;4][1;4]. Si 1≤un≤41\le u_n\le4, alors 7≤3un+4≤167\le3u_n+4\le16, donc 1≤un+1≤41\le u_{n+1}\le4. L’intervalle est conservé et tous les termes sont définis. Pour x∈[1;4]x\in[1;4], 3x+4≥x\sqrt{3x+4}\ge x équivaut, les membres étant positifs, à 3x+4≥x23x+4\ge x^2, soit (4−x)(x+1)≥0(4-x)(x+1)\ge0. La suite est donc croissante et majorée par 44 : elle converge vers ℓ∈[1;4]\ell\in[1;4].

Par continuité, ℓ=3ℓ+4\ell=\sqrt{3\ell+4}, d’où (ℓ−4)(ℓ+1)=0(\ell-4)(\ell+1)=0. Seule ℓ=4\ell=4 appartient à [1;4][1;4]. On peut en outre contrôler l’erreur : 0≤4−un+1=3(4−un)4+un+1≤35(4−un),0\le4-u_{n+1}=\frac{3(4-u_n)}{4+u_{n+1}} \le\frac35(4-u_n), puisque un+1≥1u_{n+1}\ge1. Par récurrence, 0≤4−un≤3(3/5)n0\le4-u_n\le3(3/5)^n.

Exercice 7 - Une transformation homographique

On pose u0=0u_0=0 et un+1=(2un+1)/(un+2)u_{n+1}=(2u_n+1)/(u_n+2). Prouver que 0≤un<10\le u_n<1, puis utiliser vn=(un−1)/(un+1)v_n=(u_n-1)/(u_n+1) pour déterminer unu_n et sa limite.

Correction. Si 0≤x<10\le x<1, alors x+2>0x+2>0, (2x+1)/(x+2)>0(2x+1)/(x+2)>0 et 1−(2x+1)/(x+2)=(1−x)/(x+2)>01-(2x+1)/(x+2)=(1-x)/(x+2)>0. L’initialisation u0=0u_0=0 et l’hérédité donnent 0≤un<10\le u_n<1 pour tous les rangs. Ainsi un+1>0u_n+1>0 et la suite auxiliaire est définie. On calcule vn+1=(un−1)/(un+2)(3un+3)/(un+2)=13vn.v_{n+1}=\frac{(u_n-1)/(u_n+2)}{(3u_n+3)/(u_n+2)}=\frac13v_n. Comme v0=−1v_0=-1, vn=−3−nv_n=-3^{-n}. L’égalité vn(un+1)=un−1v_n(u_n+1)=u_n-1 donne un=1+vn1−vn=1−3−n1+3−n→1.u_n=\frac{1+v_n}{1-v_n}=\frac{1-3^{-n}}{1+3^{-n}}\longrightarrow1. Le dénominateur ne s’annule pas. Les bornes et la limite obtenues concordent ; le résultat ne repose pas sur le seul calcul du point fixe.