الانتقال إلى المحتوى
DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Géométrie métrique dans l'espace - Cours et exercices corrigés | 1re Bac sciences mathématiques

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

Ouvrir et télécharger le cours en PDF

Sur téléphone, utilisez le bouton ci-dessus pour agrandir le document. La lecture est accessible sans inscription.


Objectifs. Utiliser le produit scalaire pour calculer des angles, des distances et des projections ; étudier les sphères et leurs intersections ; utiliser le produit vectoriel pour construire une normale et calculer une aire. Les coordonnées de points, de vecteurs, de droites et de plans sont supposées connues.

Norme, produit scalaire et orthogonalité

Pour deux vecteurs non nuls u→,v→\vec u,\vec v, le produit scalaire est le réel u→⋅v→=∥u→∥∥v→∥cos⁡θ,\vec u\cdot\vec v=\|\vec u\|\,\|\vec v\|\cos\theta, où θ∈[0;π]\theta\in[0;\pi] est leur angle non orienté. Si l’un des vecteurs est nul, le produit scalaire vaut 00. Une base orthonormée possède trois vecteurs unitaires orthogonaux deux à deux.

Coordonnées dans une base orthonormée

Pour u→=(u1,u2,u3)\vec u=(u_1,u_2,u_3) et v→=(v1,v2,v3)\vec v=(v_1,v_2,v_3), u→⋅v→=u1v1+u2v2+u3v3,∥u→∥=u12+u22+u32.\vec u\cdot\vec v=u_1v_1+u_2v_2+u_3v_3,\qquad \|\vec u\|=\sqrt{u_1^2+u_2^2+u_3^2}. Pour A(xA,yA,zA)A(x_A,y_A,z_A) et B(xB,yB,zB)B(x_B,y_B,z_B), AB=∥AB→∥AB=\|\overrightarrow{AB}\|.

Propriétés de calcul

Le produit scalaire est symétrique et bilinéaire : u→⋅v→=v→⋅u→,(au→+bv→)⋅w→=a(u→⋅w→)+b(v→⋅w→).\vec u\cdot\vec v=\vec v\cdot\vec u,\qquad (a\vec u+b\vec v)\cdot\vec w=a(\vec u\cdot\vec w)+b(\vec v\cdot\vec w). On a u→⋅u→=∥u→∥2≥0\vec u\cdot\vec u=\|\vec u\|^2\ge0, avec égalité seulement si u→=0→\vec u=\vec0. En particulier, ∥u→+v→∥2=∥u→∥2+2u→⋅v→+∥v→∥2.\|\vec u+\vec v\|^2=\|\vec u\|^2+2\vec u\cdot\vec v+\|\vec v\|^2.

Orthogonalité et angle

Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. Pour des vecteurs non nuls, cos⁡θ=u→⋅v→∥u→∥∥v→∥.\cos\theta=\frac{\vec u\cdot\vec v}{\|\vec u\|\,\|\vec v\|}. Un produit scalaire positif, nul ou négatif donne respectivement θ<π/2\theta<\pi/2, θ=π/2\theta=\pi/2 ou θ>π/2\theta>\pi/2, y compris 00 et π\pi. L’angle n’est pas défini si un vecteur est nul.

Exemple - Trois coordonnées, une seule somme

Pour u→=(1,2,2)\vec u=(1,2,2) et v→=(2,−1,0)\vec v=(2,-1,0), u→⋅v→=2−2=0\vec u\cdot\vec v=2-2=0. Les vecteurs sont orthogonaux et leurs normes sont 33 et 5\sqrt5. Un triangle de côtés issus du même sommet selon ces vecteurs est rectangle ; son troisième côté a pour longueur 9+5=14\sqrt{9+5}=\sqrt{14}.

Normale à un plan, projection et distance

Un plan défini par une condition scalaire

Soit n→≠0→\vec n\ne\vec0. L’ensemble des points MM tels que n→⋅AM→=k\vec n\cdot\overrightarrow{AM}=k est un plan de vecteur normal n→\vec n. Si n→=(a,b,c)\vec n=(a,b,c), son équation est a(x−xA)+b(y−yA)+c(z−zA)=k.a(x-x_A)+b(y-y_A)+c(z-z_A)=k. Une équation ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0, avec (a,b,c)≠(0,0,0)(a,b,c)\ne(0,0,0), possède donc pour normale n→=(a,b,c)\vec n=(a,b,c). Pour k=0k=0, le plan passe par AA. Si n→=0→\vec n=\vec0, la condition est soit toujours vraie (k=0k=0), soit impossible ; elle ne définit pas un plan.

Projeter un point sur un plan

Le projeté orthogonal HH de AA sur PP appartient à PP et vérifie AH→\overrightarrow{AH} colinéaire à n→\vec n. Posons q=axA+byA+czA+dq=ax_A+by_A+cz_A+d. Alors H=A−qa2+b2+c2n→,d(A,P)=|q|a2+b2+c2.\boxed{H=A-\frac{q}{a^2+b^2+c^2}\vec n},\qquad \boxed{d(A,P)=\frac{|q|}{\sqrt{a^2+b^2+c^2}}}. Justification. Écrire H=A+tn→H=A+t\vec n et remplacer dans l’équation du plan donne q+t∥n→∥2=0q+t\|\vec n\|^2=0, donc t=−q/∥n→∥2t=-q/\|\vec n\|^2. Puis AH=|t|∥n→∥AH=|t|\|\vec n\|. Si A∈PA\in P, on obtient simplement H=AH=A et une distance nulle.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Exemple - Une normale qui donne aussi la perpendiculaire

Pour P:x+2y+2z−9=0P:x+2y+2z-9=0 et A=OA=O, on a n→=(1,2,2)\vec n=(1,2,2), ∥n→∥2=9\|\vec n\|^2=9 et q=−9q=-9. Donc H=(1,2,2)H=(1,2,2) et d(O,P)=3d(O,P)=3. La droite perpendiculaire à PP passant par OO a pour représentation (x,y,z)=t(1,2,2)(x,y,z)=t(1,2,2).

Traduire le parallélisme et la perpendicularité

Une droite de direction u→≠0→\vec u\ne\vec0 a une direction parallèle au plan si u→⋅n→=0\vec u\cdot\vec n=0 ; elle peut être incluse dans le plan ou strictement parallèle. Elle est perpendiculaire au plan si u→\vec u est colinéaire à n→\vec n. Deux plans sont perpendiculaires si leurs normales sont orthogonales, et parallèles si leurs normales sont colinéaires.

Le repère doit être orthonormé

Ces formules exigent un repère orthonormé. Pour le produit vectoriel, on demandera de plus un repère direct.

Sphères : équation, paramètres et lieu de points

Centre et rayon

La sphère de centre Ω(α,β,γ)\Omega(\alpha,\beta,\gamma) et de rayon R>0R>0 est l’ensemble des points à distance RR de Ω\Omega : (x−α)2+(y−β)2+(z−γ)2=R2.\boxed{(x-\alpha)^2+(y-\beta)^2+(z-\gamma)^2=R^2}. Une équation de la forme x2+y2+z2+ax+by+cz+d=0x^2+y^2+z^2+ax+by+cz+d=0 s’écrit (x+a2)2+(y+b2)2+(z+c2)2=a2+b2+c24−d.\left(x+\frac a2\right)^2+\left(y+\frac b2\right)^2+ \left(z+\frac c2\right)^2=\frac{a^2+b^2+c^2}{4}-d. Le centre candidat est (−a/2,−b/2,−c/2)(-a/2,-b/2,-c/2). Si le second membre est strictement positif, on obtient une sphère ; s’il est nul, un point ; s’il est négatif, l’ensemble vide.

Un paramétrage de toute la sphère

Avec θ∈[0;π]\theta\in[0;\pi] et φ∈[0;2π[\varphi\in[0;2\pi[, {x=α+Rsin⁡θcos⁡φ,y=β+Rsin⁡θsin⁡φ,z=γ+Rcos⁡θ.\begin{cases} x=\alpha+R\sin\theta\cos\varphi,\\ y=\beta+R\sin\theta\sin\varphi,\\ z=\gamma+R\cos\theta. \end{cases} La somme des trois carrés vaut R2R^2. Réciproquement, pour tout point de la sphère, sa hauteur fixe un angle θ\theta ; hors des deux pôles, sa direction dans le plan horizontal fixe φ\varphi. Aux pôles, toutes les valeurs de φ\varphi donnent le même point : le paramétrage couvre la sphère sans être injectif.

Une sphère de diamètre donné

Soient A≠BA\ne B et II leur milieu. Cherchons les points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0. Comme IB→=−IA→\overrightarrow{IB}=-\overrightarrow{IA}, MA→⋅MB→=(MI→+IA→)⋅(MI→−IA→)=MI2−IA2=MI2−AB24.\begin{align*} \overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB} &=(\overrightarrow{MI}+\overrightarrow{IA})\cdot (\overrightarrow{MI}-\overrightarrow{IA})\\ &=MI^2-IA^2=MI^2-\frac{AB^2}{4}. \end{align*} Le lieu est donc la sphère de centre II et de rayon AB/2AB/2, dite sphère de diamètre [AB][AB]. Les points AA et BB satisfont l’égalité grâce au vecteur nul. Pour un point distinct de ces extrémités, l’angle AMBAMB est droit.

Exemple - Compléter les carrés

L’équation x2+y2+z2−2x+4y−6z+5=0x^2+y^2+z^2-2x+4y-6z+5=0 devient (x−1)2+(y+2)2+(z−3)2=9.(x-1)^2+(y+2)^2+(z-3)^2=9. Il s’agit de la sphère de centre (1,−2,3)(1,-2,3) et de rayon 33. Les trois termes constants ajoutés sont 11, 44 et 99 : leur somme doit être reportée dans le second membre.

Intersection avec un plan ou une droite

Un plan coupe une sphère selon un cercle

Soit une sphère de centre Ω\Omega et de rayon RR, un plan PP, et HH le projeté orthogonal de Ω\Omega sur PP. Notons d=ΩHd=\Omega H. Pour M∈PM\in P, Pythagore donne ΩM2=d2+HM2.\Omega M^2=d^2+HM^2. On distingue donc trois cas : d>Rd>R donne une intersection vide ; d=Rd=R donne le seul point HH ; d<Rd<R donne le cercle de centre HH, situé dans PP, et de rayon r=R2−d2.r=\sqrt{R^2-d^2}.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Le plan tangent en un point connu

Si TT appartient à la sphère, le plan tangent en TT a pour normale ΩT→\overrightarrow{\Omega T} et pour équation ΩT→⋅TM→=0.\boxed{\overrightarrow{\Omega T}\cdot\overrightarrow{TM}=0}. La distance du centre à ce plan vaut RR et son intersection avec la sphère se réduit à TT. Vérifier d’abord que TT appartient à la sphère évite d’écrire un faux plan tangent.

Exemple - Deux plans parallèles

Pour x2+y2+z2=9x^2+y^2+z^2=9, le plan z=1z=1 coupe la sphère suivant le cercle de centre (0,0,1)(0,0,1) et de rayon 8=22\sqrt8=2\sqrt2. Le plan z=3z=3 est tangent au point (0,0,3)(0,0,3) ; le plan z=4z=4 ne rencontre pas la sphère.

Une droite donne une équation du second degré

Pour D:M=A+tu→D:M=A+t\vec u, u→≠0→\vec u\ne\vec0, on remplace dans ∥ΩM→∥2=R2\|\overrightarrow{\Omega M}\|^2=R^2 : ∥u→∥2t2+2u→⋅ΩA→t+∥ΩA→∥2−R2=0.\|\vec u\|^2t^2+2\vec u\cdot\overrightarrow{\Omega A}\,t+ \|\overrightarrow{\Omega A}\|^2-R^2=0. Deux racines réelles distinctes donnent deux intersections, une racine double donne une tangence et aucune racine réelle donne une intersection vide. On revient toujours aux coordonnées des points. Par exemple, sur x2+y2+z2=9x^2+y^2+z^2=9, la droite (t,0,1)(t,0,1) donne t2+1=9t^2+1=9, donc les points (±22,0,1)(\pm2\sqrt2,0,1).

Produit vectoriel dans un espace orienté

Choisir un sens : la règle de la main droite

On travaille dans un repère orthonormé direct. Pour deux vecteurs non colinéaires u→,v→\vec u,\vec v, le produit vectoriel u→×v→\vec u\times\vec v est perpendiculaire aux deux vecteurs. Son sens est donné par la main droite : de u→\vec u vers v→\vec v, les doigts suivent le petit angle et le pouce indique la normale choisie. Sa norme est ∥u→×v→∥=∥u→∥∥v→∥sin⁡θ.\|\vec u\times\vec v\|=\|\vec u\|\,\|\vec v\|\sin\theta. Si les vecteurs sont colinéaires, le produit vectoriel est nul. Sa norme est l’aire du parallélogramme construit sur les deux vecteurs ; l’aire du triangle correspondant en est la moitié.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Calculer les trois coordonnées

La formule dépend de l’orientation directe

u→×v→=(u2v3−u3v2,u3v1−u1v3,u1v2−u2v1).\boxed{\vec u\times\vec v= (u_2v_3-u_3v_2,\ u_3v_1-u_1v_3,\ u_1v_2-u_2v_1)}. Dans la base directe (i→,j→,k→)(\vec i,\vec j,\vec k), i→×j→=k→\vec i\times\vec j=\vec k, j→×k→=i→\vec j\times\vec k=\vec i et k→×i→=j→\vec k\times\vec i=\vec j.

Propriétés et contrôles

Le produit vectoriel est bilinéaire et antisymétrique : v→×u→=−u→×v→\vec v\times\vec u=-\vec u\times\vec v. Il est nul exactement lorsque les deux vecteurs sont colinéaires. Un résultat non nul doit avoir un produit scalaire nul avec chacun des deux vecteurs de départ.

Exemple - Vérifier une normale calculée

Pour u→=(1,1,0)\vec u=(1,1,0) et v→=(0,1,1)\vec v=(0,1,1), u→×v→=(1,−1,1).\vec u\times\vec v=(1,-1,1). Les contrôles donnent (1,−1,1)⋅(1,1,0)=0(1,-1,1)\cdot(1,1,0)=0 et (1,−1,1)⋅(0,1,1)=0(1,-1,1)\cdot(0,1,1)=0. L’aire du parallélogramme vaut 3\sqrt3 et celle du triangle vaut 3/2\sqrt3/2.

Deux produits, deux natures de résultat

Le produit scalaire est un nombre ; le produit vectoriel est un vecteur. Inverser l’ordre ne change pas le premier, mais change le signe du second. Le produit vectoriel n’est pas associatif : ne pas déplacer des parenthèses comme dans un produit de nombres.

Aires, normales et distance à une droite

Un plan passant par trois points

Si A,B,CA,B,C ne sont pas alignés, les vecteurs AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} ne sont pas colinéaires. Leur produit vectoriel n→=AB→×AC→≠0→\vec n=\overrightarrow{AB}\times\overrightarrow{AC}\ne\vec0 est une normale au plan (ABC)(ABC), dont une équation est n→⋅AM→=0\vec n\cdot\overrightarrow{AM}=0. L’aire du triangle est 𝒜(ABC)=12∥AB→×AC→∥.\boxed{\mathcal A(ABC)=\frac12\|\overrightarrow{AB}\times\overrightarrow{AC}\|}. Si le produit vectoriel est nul, les trois points sont alignés et ne définissent pas un plan unique. On ne peut pas utiliser le vecteur nul comme normale.

Exemple - Un plan et une aire avec le même calcul

Pour A=(0,0,0)A=(0,0,0), B=(1,1,0)B=(1,1,0), C=(0,1,1)C=(0,1,1), le calcul précédent donne la normale (1,−1,1)(1,-1,1). Le plan est x−y+z=0x-y+z=0 et l’aire du triangle est 3/2\sqrt3/2.

Distance d’un point à une droite

Soit DD passant par AA et dirigée par u→≠0→\vec u\ne\vec0. La distance de MM à DD est la longueur MHMH de sa projection orthogonale. L’aire du parallélogramme de côtés AM→\overrightarrow{AM} et u→\vec u vaut à la fois ∥AM→×u→∥\|\overrightarrow{AM}\times\vec u\| et ∥u→∥MH\|\vec u\|MH. Donc d(M,D)=∥AM→×u→∥∥u→∥.\boxed{d(M,D)=\frac{\|\overrightarrow{AM}\times\vec u\|}{\|\vec u\|}}. Si l’on veut aussi les coordonnées du projeté, on écrit H=A+tu→H=A+t\vec u. La condition MH→⋅u→=0\overrightarrow{MH}\cdot\vec u=0 donne t=AM→⋅u→∥u→∥2.t=\frac{\overrightarrow{AM}\cdot\vec u}{\|\vec u\|^2}. Ces deux calculs sont complémentaires : le produit vectoriel donne directement la distance, le produit scalaire donne le projeté.

Un usage physique : le moment d’une force

Une force F→\vec F appliquée au point AA possède, par rapport à OO, un moment OA→×F→\overrightarrow{OA}\times\vec F. Sa norme associe l’intensité de la force à la distance de sa ligne d’action à OO. Par exemple, pour OA→=(0,2,0,0)\overrightarrow{OA}=(0{,}2,0,0) m et F→=(0,10,0)\vec F=(0,10,0) N, le moment est (0,0,2)(0,0,2) N m. La main droite indique son sens.

Choisir un outil selon l’objet demandé

Pour un angle ou une orthogonalité : produit scalaire. Pour une normale à deux directions ou une aire : produit vectoriel. Pour une distance à un plan : projection selon la normale. Pour une intersection avec une sphère : substitution et contrôle des solutions.

Exercices corrigés

Exercice 1 - Un triangle rectangle dans l’espace

Soient A(1,0,1)A(1,0,1), B(3,1,1)B(3,1,1) et C(0,2,1)C(0,2,1). Déterminer les longueurs, montrer que le triangle est rectangle et calculer son aire. Solution. AB→=(2,1,0)\overrightarrow{AB}=(2,1,0) et AC→=(−1,2,0)\overrightarrow{AC}=(-1,2,0) ont pour produit scalaire −2+2=0-2+2=0. Le triangle est rectangle en AA. On obtient AB=AC=5AB=AC=\sqrt5 et BC=∥(−3,1,0)∥=10BC=\|(-3,1,0)\|=\sqrt{10}. Son aire est AB×AC/2=5/2AB\times AC/2=5/2. Le résultat vérifie BC2=AB2+AC2BC^2=AB^2+AC^2.

Exercice 2 - Déterminer un angle

Pour u→=(1,1,0)\vec u=(1,1,0) et v→=(1,0,1)\vec v=(1,0,1), calculer leur angle. Solution. Les deux vecteurs sont non nuls, de normes 2\sqrt2. Leur produit scalaire vaut 11. Donc cos⁡θ=1/(22)=1/2\cos\theta=1/(\sqrt2\sqrt2)=1/2. Comme θ∈[0;π]\theta\in[0;\pi], l’angle est θ=π/3\theta=\pi/3, soit 60∘60^\circ. Le produit scalaire positif confirme un angle aigu.

Exercice 3 - Un lieu scalaire et une projection

Avec A(1,0,2)A(1,0,2) et u→=(2,−1,1)\vec u=(2,-1,1), déterminer le lieu u→⋅AM→=3\vec u\cdot\overrightarrow{AM}=3. Puis calculer la projection de OO sur P:x+2y+2z−9=0P:x+2y+2z-9=0 et sa distance à PP. Solution. La première condition s’écrit 2(x−1)−y+(z−2)=32(x-1)-y+(z-2)=3, soit le plan 2x−y+z−7=02x-y+z-7=0 de normale non nulle u→\vec u.

Pour la projection sur PP, la perpendiculaire issue de OO a la forme H=(t,2t,2t)H=(t,2t,2t). La condition H∈PH\in P donne t+4t+4t−9=0t+4t+4t-9=0, donc t=1t=1. Ainsi H=(1,2,2)H=(1,2,2) et OH=1+4+4=3OH=\sqrt{1+4+4}=3. Cela retrouve la formule de distance 9/9=39/\sqrt9=3.

Exercice 4 - Sphère et plan tangent

Étudier x2+y2+z2−2x+4y−6z+5=0x^2+y^2+z^2-2x+4y-6z+5=0, vérifier que T(4,−2,3)T(4,-2,3) appartient au lieu et trouver le plan tangent en TT. Solution. Après complétion des carrés, le lieu est la sphère de centre Ω(1,−2,3)\Omega(1,-2,3) et de rayon 33. On a ΩT→=(3,0,0)\overrightarrow{\Omega T}=(3,0,0), de norme 33, donc TT appartient à la sphère. Le plan tangent a pour équation 3(x−4)=03(x-4)=0, soit x=4x=4. La distance du centre à ce plan vaut bien |1−4|=3|1-4|=3.

Exercice 5 - Une section et trois droites

Soit S:x2+y2+z2=25S:x^2+y^2+z^2=25. Déterminer sa section par z=3z=3, puis les intersections avec les droites D1:(t,0,3)D_1:(t,0,3), D2:(t,4,3)D_2:(t,4,3) et D3:(t,5,3)D_3:(t,5,3). Solution. Le centre de SS est OO et son rayon 55. La projection sur z=3z=3 est H(0,0,3)H(0,0,3), à distance 33. La section est donc le cercle x2+y2=16x^2+y^2=16, z=3z=3, de rayon 44. Un paramétrage est (4cos⁡θ,4sin⁡θ,3)(4\cos\theta,4\sin\theta,3).

Pour D1D_1, on obtient t2+9=25t^2+9=25, soit t=±4t=\pm4 : deux points (4,0,3)(4,0,3) et (−4,0,3)(-4,0,3). Pour D2D_2, t2+16+9=25t^2+16+9=25 donne t=0t=0 : la droite est tangente en (0,4,3)(0,4,3). Pour D3D_3, t2+25+9=25t^2+25+9=25 demanderait t2=−9t^2=-9, impossible dans ℝ\mathbb{R} : aucune intersection.

Exercice 6 - Produit vectoriel, plan et aire

Soient A(1,0,0)A(1,0,0), B(0,1,0)B(0,1,0) et C(0,0,1)C(0,0,1). Déterminer une équation du plan (ABC)(ABC) et l’aire du triangle. Solution. AB→=(−1,1,0)\overrightarrow{AB}=(-1,1,0), AC→=(−1,0,1)\overrightarrow{AC}=(-1,0,1). Leur produit vectoriel vaut (1,1,1)(1,1,1), qui n’est pas nul. Les points ne sont donc pas alignés. Une équation est (1,1,1)⋅(x−1,y,z)=0⇔x+y+z−1=0.(1,1,1)\cdot(x-1,y,z)=0\iff x+y+z-1=0. Les trois points vérifient cette équation. L’aire vaut 121+1+1=3/2\frac12\sqrt{1+1+1}=\sqrt3/2. Inverser l’ordre des vecteurs donnerait la normale opposée et le même plan, ainsi que la même aire.

Exercice 7 - Distance à une droite par deux méthodes

La droite DD passe par A(1,0,0)A(1,0,0) et a pour direction u→=(1,1,0)\vec u=(1,1,0). Calculer la distance de M(0,0,2)M(0,0,2) à DD et les coordonnées du projeté. Solution. AM→=(−1,0,2)\overrightarrow{AM}=(-1,0,2) et AM→×u→=(−2,2,−1),d(M,D)=4+4+12=32.\overrightarrow{AM}\times\vec u=(-2,2,-1),\qquad d(M,D)=\frac{\sqrt{4+4+1}}{\sqrt2}=\frac3{\sqrt2}. Pour le projeté, t=(AM→⋅u→)/∥u→∥2=−1/2t=(\overrightarrow{AM}\cdot\vec u)/\|\vec u\|^2=-1/2. Ainsi H=A−u→/2=(1/2,−1/2,0)H=A-\vec u/2=(1/2,-1/2,0). On vérifie MH→⋅u→=1/2−1/2=0\overrightarrow{MH}\cdot\vec u=1/2-1/2=0 et MH2=1/4+1/4+4=9/2MH^2=1/4+1/4+4=9/2, d’où la même distance.

Exercice 8 - Une sphère de diamètre donné

Soient A(−2,0,0)A(-2,0,0) et B(2,0,0)B(2,0,0). Déterminer le lieu des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0. Les extrémités appartiennent-elles au lieu ? Solution. Le milieu est OO et AB/2=2AB/2=2. L’identité du cours donne OM2−4=0OM^2-4=0. Le lieu est donc la sphère x2+y2+z2=4.x^2+y^2+z^2=4. En M=AM=A ou M=BM=B, l’un des vecteurs est nul, donc le produit scalaire est bien nul : les deux extrémités appartiennent au lieu. L’interprétation « angle AMBAMB droit » ne s’applique qu’aux autres points, car un angle comportant un vecteur nul n’est pas défini.

Exercice 9 - Produire un point par paramétrage

Paramétrer la sphère de centre Ω(1,−1,2)\Omega(1,-1,2) et de rayon 22. Déterminer le point correspondant à θ=π/3\theta=\pi/3, φ=π/6\varphi=\pi/6. Solution. Un paramétrage complet est {x=1+2sin⁡θcos⁡φ,y=−1+2sin⁡θsin⁡φ,z=2+2cos⁡θ,θ∈[0;π],φ∈[0;2π[.\begin{cases}x=1+2\sin\theta\cos\varphi,\\ y=-1+2\sin\theta\sin\varphi,\\z=2+2\cos\theta, \end{cases}\quad \theta\in[0;\pi],\quad\varphi\in[0;2\pi[. Pour les angles donnés, on obtient M=(5/2,−1+3/2,3)M=(5/2,-1+\sqrt3/2,3). Le contrôle métrique donne ΩM2=(3/2)2+(3/2)2+12=9/4+3/4+1=4.\Omega M^2=(3/2)^2+(\sqrt3/2)^2+1^2=9/4+3/4+1=4. Le point est bien sur la sphère. Pour θ=0\theta=0, toutes les valeurs de φ\varphi produisent le pôle (1,−1,4)(1,-1,4).

Exercice 10 - Un lieu vide, un point ou une sphère

Selon le réel kk, étudier le lieu x2+y2+z2−4x+2y+6z+k=0x^2+y^2+z^2-4x+2y+6z+k=0. Solution. En complétant les trois carrés, (x−2)2+(y+1)2+(z+3)2=14−k.(x-2)^2+(y+1)^2+(z+3)^2=14-k. Si k<14k<14, c’est la sphère de centre (2,−1,−3)(2,-1,-3) et de rayon 14−k\sqrt{14-k}. Si k=14k=14, la somme de carrés est nulle seulement au centre : le lieu est ce point unique. Si k>14k>14, le second membre est négatif alors que le premier est positif ou nul : le lieu est vide.

Un résultat géométrique se contrôle

Un point annoncé sur une sphère doit vérifier son équation ; une normale doit être orthogonale aux directions du plan ; une distance doit être positive ou nulle. Ces contrôles simples complètent la démonstration et détectent les erreurs de signe.