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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Fonctions numériques et graphiques - Cours et exercices corrigés | TC lettres et enseignement originel

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

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Objectifs. Passer d’une situation, d’un tableau ou d’une formule à une fonction ; lire images, antécédents et variations ; représenter les fonctions de référence ; résoudre des questions graphiques et des problèmes simples de coût ou d’aire.

Méthode. On travaille avec l’algèbre, les propriétés de l’ordre et les représentations graphiques. Une lecture sur un dessin est généralement approchée ; une formule ou des coordonnées annoncées exactes permettent de confirmer un résultat exact. Aucun calcul de dérivée n’est nécessaire.

Définir une fonction et son domaine

Une fonction numérique ff associe à chaque réel xx d’un ensemble DfD_f un unique réel noté f(x)f(x). L’ensemble DfD_f est le domaine de définition. La lettre xx est la variable, et f(x)f(x) est son image.

Un réel xx est un antécédent de yy lorsque x∈Dfx\in D_f et f(x)=yf(x)=y. Un nombre peut avoir aucun, un ou plusieurs antécédents, mais une entrée appartenant au domaine ne possède qu’une seule image.

Exemple - Image et antécédents ne sont pas interchangeables

Pour f(x)=x2f(x)=x^2 sur ℝ\mathbb{R}, l’image de −3-3 est 99. Les antécédents de 99 sont −3-3 et 33. Le nombre −1-1 n’a aucun antécédent, car un carré est positif ou nul.

Une formule, un tableau ou une situation

La formule f(x)=2x+3f(x)=2x+3 donne une image pour tout réel : son domaine peut être ℝ\mathbb{R}. Si cette formule représente le prix d’une quantité xx positive, le domaine du modèle sera limité aux quantités possibles.

Pour g(x)=4/xg(x)=4/x, la division impose x≠0x\ne0, donc Dg=ℝ\{0}D_g=\mathbb{R}\setminus\{0\}. On ne place aucun point de la courbe ayant pour abscisse 00. Le domaine doit être indiqué même lorsque l’expression semble familière.

Un tableau fini peut définir une fonction seulement pour les entrées qui y figurent. Si le tableau est un relevé partiel d’une fonction définie sur un intervalle, il faut le préciser : on ne connaît pas automatiquement les valeurs entre les observations.

Un domaine fait partie de la définition

Les formules f(x)=x2f(x)=x^2 sur ℝ\mathbb{R} et h(x)=x2h(x)=x^2 sur [0;3][0;3] donnent la même valeur lorsque les deux sont définies, mais ce ne sont pas la même fonction. Leurs domaines, leurs antécédents possibles et certaines propriétés diffèrent.

Construire et lire une représentation graphique

Dans un repère, la courbe de ff est l’ensemble des points de coordonnées (x;f(x))(x;f(x)), pour x∈Dfx\in D_f. Pour savoir si M(a;b)M(a;b) appartient à cette courbe, il faut vérifier a∈Dfa\in D_f et b=f(a)b=f(a).

Pour lire l’image de aa, on part de l’abscisse aa, on atteint la courbe verticalement, puis on lit l’ordonnée. Pour trouver les antécédents de bb, on repère toutes les intersections avec la droite horizontale d’ordonnée bb, puis on lit leurs abscisses.

Équations et inéquations sur un graphique

  • f(x)=0f(x)=0 : abscisses des points où la courbe rencontre l’axe horizontal.

  • f(x)=kf(x)=k : abscisses des intersections avec la droite y=ky=k.

  • f(x)≥kf(x)\ge k : abscisses où la courbe est sur cette droite ou au-dessus.

  • f(x)≤g(x)f(x)\le g(x) : abscisses où la courbe de ff est sous celle de gg, égalité comprise.

On conserve seulement les abscisses appartenant aux domaines concernés et on respecte le caractère strict ou large de la condition.

Tableau de valeurs et tracé

On choisit des valeurs de xx dans le domaine, on calcule leurs images, puis on place les points. Un tableau de valeurs prépare le dessin, mais quelques points ne déterminent pas à eux seuls toute une fonction. La forme connue de la fonction ou les informations données doivent guider le tracé entre les points.

Une droite verticale rencontre la courbe d’une fonction au plus une fois. Si un dessin attribue deux ordonnées différentes à la même abscisse, il ne représente pas une fonction de cette abscisse.

Variations, extrema et parité

Croissance et décroissance sur un intervalle

Une fonction ff est croissante sur un intervalle I⊆DfI\subseteq D_f si, pour tous x1,x2∈Ix_1,x_2\in I, x1<x2⇒f(x1)≤f(x2).x_1<x_2\quad\Longrightarrow\quad f(x_1)\le f(x_2). Elle est décroissante si l’on obtient au contraire f(x1)≥f(x2)f(x_1)\ge f(x_2). On dit strictement croissante ou décroissante lorsque l’inégalité entre les images est stricte. Une fonction constante vérifie à la fois les deux définitions larges.

Sur un graphique, on suit la courbe de gauche à droite : elle monte sur un intervalle de croissance, descend sur un intervalle de décroissance. Une fonction positive peut décroître, et une fonction négative peut croître : le signe des valeurs est différent du sens de variation.

Tableau de variations et extrema

Un minimum sur un domaine est une valeur atteinte qui est inférieure ou égale à toutes les autres images ; un maximum est une valeur atteinte supérieure ou égale à toutes les autres. Il faut donner la valeur et l’endroit où elle est atteinte, en précisant le domaine étudié.

Le tableau suivant décrit une fonction ff sur [−2;4][-2;4] :

xx −2-2 11 44
f(x)f(x) 33 ↘\searrow −1-1 ↗\nearrow 22

Il signifie que ff décroît de 33 à −1-1, puis croît jusqu’à 22. Son minimum sur cet intervalle est −1-1, atteint en 11, et son maximum est 33, atteint en −2-2. Le tableau ne donne pas une formule unique ni la valeur exacte de f(0)f(0) ; on peut seulement l’encadrer entre −1-1 et 33.

Fonctions paires et impaires

On commence par vérifier que le domaine est symétrique par rapport à 00 : si xx appartient au domaine, −x-x doit aussi lui appartenir.

Deux identités, sur tout le domaine

La fonction est paire si f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) pour tout x∈Dfx\in D_f. Sa courbe est symétrique par rapport à l’axe vertical.

La fonction est impaire si f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) pour tout x∈Dfx\in D_f. Sa courbe est symétrique par rapport à l’origine.

La fonction x↦x2x\mapsto x^2 est paire sur ℝ\mathbb{R}, et x↦1/xx\mapsto1/x est impaire sur ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\}. Pour f(x)=x+1f(x)=x+1, on a f(−x)=1−xf(-x)=1-x, qui n’est identiquement ni x+1x+1 ni −(x+1)-(x+1) : cette fonction n’est ni paire ni impaire. Un seul contre-exemple suffit à réfuter une identité ; quelques vérifications ne suffisent pas à la prouver sur un domaine infini.

Fonctions constantes, linéaires et affines

Formes et variations

Une fonction constante s’écrit f(x)=kf(x)=k. Sa courbe est la droite horizontale d’ordonnée kk.

Une fonction linéaire s’écrit f(x)=axf(x)=ax ; elle traduit une situation de proportionnalité et sa droite passe par l’origine. Une fonction affine s’écrit f(x)=ax+bf(x)=ax+b. Le nombre b=f(0)b=f(0) est l’ordonnée à l’origine ; le nombre aa est le coefficient directeur.

Pour x1<x2x_1<x_2, la différence f(x2)−f(x1)=a(x2−x1)f(x_2)-f(x_1)=a(x_2-x_1) donne immédiatement les variations : la fonction est strictement croissante si a>0a>0, strictement décroissante si a<0a<0, constante si a=0a=0.

Deux points distincts suffisent pour tracer la droite. Si l’on connaît (x1;y1)(x_1;y_1) et (x2;y2)(x_2;y_2) avec x1≠x2x_1\ne x_2, on retrouve a=y2−y1x2−x1,b=y1−ax1.a=\frac{y_2-y_1}{x_2-x_1},\qquad b=y_1-ax_1. Ces formules doivent être appliquées à une fonction dont le caractère affine est connu, et non à n’importe quelle courbe passant par les deux points.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Sur [−1;3][-1;3], ff croît et gg décroît. Leurs courbes se rencontrent en II ; avant l’abscisse 11, la courbe de ff est sous celle de gg.

Une formule affine valable sur chaque intervalle

Une situation peut changer de règle au-delà d’un seuil. Par exemple, pour une durée t∈[0;6]t\in[0;6], on définit T(t)={5tsi 0≤t≤2,10+3(t−2)si 2<t≤6.T(t)=\begin{cases}5t&\text{si }0\le t\le2,\\10+3(t-2)&\text{si }2<t\le6.\end{cases} La première partie est linéaire ; la seconde est affine, avec 10+3(t−2)=3t+410+3(t-2)=3t+4. Les deux formules donnent la même valeur 1010 au seuil, mais le domaine de chaque ligne reste à respecter. On trace chaque segment uniquement sur son intervalle.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

La pente change après 22, mais les valeurs continuent à augmenter. La courbe représente une seule fonction, avec une seule image au seuil.

Fonctions x↦ax2x\mapsto ax^2 et x↦a/xx\mapsto a/x

Multiples du carré

Pour a≠0a\ne0, la courbe de f(x)=ax2f(x)=ax^2 est une parabole de sommet OO, symétrique par rapport à l’axe vertical. Pour a>0a>0, la fonction décroît sur ]−∞;0]]-\infty;0], croît sur [0;+∞[[0;+\infty[ et atteint son minimum 00 en 00. Pour a<0a<0, les sens sont inversés et 00 est son maximum.

Ces variations viennent de l’ordre des carrés : lorsque deux nombres négatifs se rapprochent de zéro, leurs carrés diminuent ; sur les nombres positifs, leurs carrés augmentent. Multiplier par a<0a<0 inverse l’ordre. Le cas a=0a=0 donne une fonction constante, dont la courbe n’est pas une parabole.

Multiples de l’inverse

La fonction g(x)=a/xg(x)=a/x se définit sur ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\}. Si a≠0a\ne0, elle est impaire et sa courbe comporte deux branches. Lorsque a>0a>0, elle est strictement décroissante sur chacun des intervalles ]−∞;0[]-\infty;0[ et ]0;+∞[]0;+\infty[. Si a<0a<0, elle est strictement croissante sur chacun d’eux.

Il faut distinguer les deux intervalles. Par exemple, 1/x1/x n’est pas décroissante sur tout ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\} : −1<1-1<1, mais 1/(−1)=−1<1=1/11/(-1)=-1<1=1/1, contrairement à ce qu’exigerait une décroissance globale. La formule 0/x0/x vaut zéro pour x≠0x\ne0 ; si ce domaine est conservé, elle reste non définie en 00.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

À gauche, les points d’abscisses opposées ont la même hauteur. À droite, ils sont symétriques par rapport à l’origine. Aucun segment ne relie les deux branches à travers x=0x=0.

Une fonction du second degré dans le repère initial

Pour a≠0a\ne0, la fonction f(x)=ax2+bx+cf(x)=ax^2+bx+c peut s’écrire f(x)=a(x−α)2+β,α=−b2a,β=f(α).f(x)=a(x-\alpha)^2+\beta,\qquad \alpha=-\frac{b}{2a},\quad\beta=f(\alpha). Cette forme canonique donne le sommet S(α;β)S(\alpha;\beta) et l’axe de symétrie vertical x=αx=\alpha. On conserve le même repère : les coordonnées du sommet et des points sont toujours les coordonnées initiales.

Variations et extremum

Si a>0a>0, la fonction décroît sur ]−∞;α]]-\infty;\alpha], croît sur [α;+∞[[\alpha;+\infty[ et a pour minimum β\beta, atteint en α\alpha.

Si a<0a<0, elle croît puis décroît sur ces mêmes intervalles et a pour maximum β\beta, atteint en α\alpha.

En effet, (x−α)2≥0(x-\alpha)^2\ge0 et ce carré diminue lorsque xx se rapproche de α\alpha, puis augmente après. Pour représenter la parabole, on place le sommet, quelques points de part et d’autre de son axe, l’ordonnée à l’origine et les éventuelles intersections avec l’axe horizontal.

Exemple - f(x)=x2−2x−3f(x)=x^2-2x-3

On écrit f(x)=(x−1)2−4f(x)=(x-1)^2-4. Le sommet est S(1;−4)S(1;-4) ; le minimum est −4-4. Comme f(x)=(x+1)(x−3)f(x)=(x+1)(x-3), les zéros sont −1-1 et 33. Les valeurs f(0)=f(2)=−3f(0)=f(2)=-3 donnent deux points symétriques.

xx −∞-\infty 11 +∞+\infty
f(x)f(x) ↘\searrow −4-4 ↗\nearrow

Les symboles −∞-\infty et +∞+\infty indiquent ici les intervalles non bornés de la variable ; on ne leur attribue pas une image.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

Le dessin donne f(x)≤0f(x)\le0 pour x∈[−1;3]x\in[-1;3]. On retrouve exactement cet intervalle en étudiant le signe de (x+1)(x−3)(x+1)(x-3).

Exercices corrigés

Exercice 1 - Une fonction définie par un tableau

Le tableau définit ff uniquement sur D={−2,−1,0,1,2}D=\{-2,-1,0,1,2\} :

xx −2-2 −1-1 00 11 22
f(x)f(x) 33 00 −1-1 00 33

Lire f(1)f(1), les antécédents de 00 et de −1-1, et décider si f(3)f(3) existe. La fonction est-elle paire sur son domaine ?

Correction. On lit f(1)=0f(1)=0. Les antécédents de 00 sont −1-1 et 11 ; celui de −1-1 est seulement 00. Comme 3∉D3\notin D, f(3)f(3) n’est pas défini. Le domaine est symétrique, et les images des deux paires d’entrées opposées sont égales ; 00 est son propre opposé. Tous les points du domaine étant vérifiés, ff est paire. On ne prolonge pas cette fonction entre les entrées sans une règle supplémentaire.

Exercice 2 - Une fonction affine décroissante

Pour f(x)=−3x+6f(x)=-3x+6 sur ℝ\mathbb{R}, calculer f(4)f(4), trouver l’antécédent de 1212, le zéro de ff et les solutions de f(x)≥0f(x)\ge0. Préciser les variations.

Correction. On a f(4)=−12+6=−6f(4)=-12+6=-6. L’équation −3x+6=12-3x+6=12 donne x=−2x=-2, et f(−2)=12f(-2)=12. Le zéro est 22, car −3x+6=0-3x+6=0 équivaut à x=2x=2. Pour le signe positif, −3x≥−6-3x\ge-6 donne x≤2x\le2 après division par −3-3, donc l’ensemble est ]−∞;2]]-\infty;2]. Enfin le coefficient directeur −3-3 est négatif : ff est strictement décroissante sur ℝ\mathbb{R}.

Exercice 3 - Carré, antécédents et restriction de domaine

Étudier la parité et les variations de f(x)=2x2f(x)=2x^2 sur ℝ\mathbb{R}. Résoudre f(x)=8f(x)=8 et f(x)≤8f(x)\le8. Donner les extrema de la restriction à [−2;3][-2;3].

Correction. Le domaine est symétrique et f(−x)=2x2=f(x)f(-x)=2x^2=f(x), donc ff est paire. Elle décroît sur ]−∞;0]]-\infty;0], puis croît sur [0;+∞[[0;+\infty[. L’équation 2x2=82x^2=8 donne x2=4x^2=4, donc x=−2x=-2 ou x=2x=2. L’inégalité x2≤4x^2\le4 équivaut à |x|≤2|x|\le2, soit [−2;2][-2;2]. Sur [−2;3][-2;3], le minimum est 00, atteint en 00. Les valeurs aux extrémités sont 88 et 1818 ; le maximum est donc 1818, atteint en 33. Il n’y a pas de maximum sur le domaine entier ℝ\mathbb{R}.

Exercice 4 - Inverse et deux intervalles de variation

Pour g(x)=−6/xg(x)=-6/x, préciser le domaine, la parité et les variations. Calculer g(2)g(2) et g(−3)g(-3), trouver l’antécédent de 33 et encadrer g(x)g(x) pour −4≤x≤−1-4\le x\le-1.

Correction. Le domaine est ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\}, symétrique. On a g(−x)=6/x=−g(x)g(-x)=6/x=-g(x), donc gg est impaire. Comme le coefficient −6-6 est négatif, elle croît strictement sur chacun des deux intervalles séparés par zéro. On obtient g(2)=−3g(2)=-3, g(−3)=2g(-3)=2, et −6/x=3-6/x=3 donne x=−2x=-2, qui appartient au domaine. Sur [−4;−1][-4;-1], la croissance donne g(−4)=32≤g(x)≤6=g(−1).g(-4)=\frac32\le g(x)\le6=g(-1). La croissance n’est pas globale sur le domaine troué : −1<1-1<1, mais g(−1)=6>−6=g(1)g(-1)=6>-6=g(1).

Exercice 5 - Construire l’étude d’une parabole

Pour q(x)=x2−4x+3q(x)=x^2-4x+3, déterminer la forme canonique, le sommet, les variations, les zéros et quatre points utiles au tracé. Résoudre q(x)≤0q(x)\le0.

Correction. On écrit q(x)=(x−2)2−1=(x−1)(x−3)q(x)=(x-2)^2-1=(x-1)(x-3). Le sommet est (2;−1)(2;-1), et l’axe de symétrie est x=2x=2. La fonction décroît jusqu’à 22, puis croît ; son minimum est −1-1. Ses zéros sont 11 et 33. Les points (0;3)(0;3), (1;0)(1;0), (3;0)(3;0) et (4;3)(4;3) sont répartis symétriquement autour de l’axe. Enfin (x−2)2≤1(x-2)^2\le1 équivaut à 1≤x≤31\le x\le3, donc les solutions de q(x)≤0q(x)\le0 sont [1;3][1;3]. Toutes les coordonnées restent dans le repère initial.

Exercice 6 - Parabole tournée vers le bas

Soit r(x)=−2x2+8x−3r(x)=-2x^2+8x-3. Trouver son maximum sur ℝ\mathbb{R}, résoudre r(x)≥3r(x)\ge3 et déterminer son minimum sur [0;3][0;3].

Correction. La forme canonique est r(x)=5−2(x−2)2r(x)=5-2(x-2)^2. Le terme soustrait est positif ou nul : le maximum est 55, atteint uniquement en 22. L’inégalité devient −2(x−2)2≥−2-2(x-2)^2\ge-2, puis (x−2)2≤1(x-2)^2\le1 en divisant par −2-2 et en inversant le sens. Les solutions sont donc [1;3][1;3]. Sur [0;2][0;2], rr croît ; sur [2;3][2;3], elle décroît. Le minimum sur [0;3][0;3] se cherche donc parmi r(0)=−3r(0)=-3 et r(3)=3r(3)=3 : il vaut −3-3, atteint en 00.

Exercice 7 - Une tarification par intervalles

On reprend T(t)=5tT(t)=5t pour 0≤t≤20\le t\le2, et T(t)=3t+4T(t)=3t+4 pour 2<t≤62<t\le6, où tt est une durée en heures et TT un coût en DH. Calculer T(2)T(2) et T(4)T(4) ; trouver quand T(t)=16T(t)=16, puis quand T(t)≤16T(t)\le16.

Correction. Au seuil, on utilise la première branche : T(2)=10T(2)=10. Pour 4>24>2, T(4)=3×4+4=16T(4)=3\times4+4=16. Dans la première branche, 5t=165t=16 donnerait t=3,2t=3{,}2, hors de [0;2][0;2] : cette valeur doit être rejetée. Dans la seconde, 3t+4=163t+4=16 donne t=4t=4, qui est admis. Pour l’inégalité, toute la première branche convient puisque son coût est compris entre 00 et 1010. Sur la seconde, 3t+4≤163t+4\le16 donne t≤4t\le4, donc 2<t≤42<t\le4. La réunion des solutions est [0;4][0;4].

Exercice 8 - Comparer deux offres affines

Sur I=[−1;3]I=[-1;3], on considère f(x)=2x+1f(x)=2x+1 et g(x)=−x+4g(x)=-x+4. Leur graphique figure dans le cours. Déterminer exactement le point d’intersection et les abscisses pour lesquelles f(x)≤g(x)f(x)\le g(x).

Correction. L’égalité 2x+1=−x+42x+1=-x+4 équivaut à 3x=33x=3, donc x=1x=1. L’ordonnée est f(1)=g(1)=3f(1)=g(1)=3 : le point est I(1;3)I(1;3). Pour l’inégalité, 2x+1≤−x+42x+1\le-x+4 donne x≤1x\le1. On intersecte avec le domaine de l’exercice : les solutions sont [−1;1][-1;1]. La lecture graphique indiquait le même résultat ; le calcul justifie les coordonnées et les bornes exactes.

Exercice 9 - Une aire maximale sans dérivation

Un rectangle non dégénéré a un périmètre de 2424 m. On note xx une dimension. Exprimer l’autre dimension et l’aire A(x)A(x) ; préciser le domaine. Trouver l’aire maximale et les dimensions donnant une aire de 2727 m2^2.

Correction. Si l’autre dimension est ll, 2(x+l)=242(x+l)=24 donne l=12−xl=12-x. Les deux dimensions doivent être strictement positives : 0<x<120<x<12. L’aire est A(x)=x(12−x)=36−(x−6)2.A(x)=x(12-x)=36-(x-6)^2. Elle ne dépasse pas 3636, et cette valeur est atteinte pour x=6x=6, qui appartient au domaine. Le maximum vaut donc 3636 m2^2, pour un carré de côté 66 m. L’équation A(x)=27A(x)=27 donne (x−6)2=9(x-6)^2=9, donc x=3x=3 ou x=9x=9. Les deux valeurs sont admises et correspondent au même rectangle à l’ordre des dimensions près : 33 m et 99 m.

Exercice 10 - Vérifier la parité et le domaine

Déterminer la parité de p(x)=x2+2p(x)=x^2+2 sur ℝ\mathbb{R}, de q(x)=3/xq(x)=3/x sur ℝ\{0}\mathbb{R}\setminus\{0\}, de r(x)=x2+xr(x)=x^2+x sur ℝ\mathbb{R} et de s(x)=x2s(x)=x^2 sur [0;3][0;3].

Correction. Les trois premiers domaines sont symétriques. On a p(−x)=x2+2=p(x)p(-x)=x^2+2=p(x) : pp est paire. Pour qq, q(−x)=−3/x=−q(x)q(-x)=-3/x=-q(x) : elle est impaire. Pour rr, les valeurs r(1)=2r(1)=2 et r(−1)=0r(-1)=0 montrent qu’elle n’est ni paire ni impaire, car 00 n’est ni 22 ni −2-2. Enfin le domaine de ss n’est pas symétrique : 11 y appartient, mais −1-1 non. Cette fonction restreinte n’est donc ni paire ni impaire au sens usuel, même si la formule du carré définit une fonction paire sur ℝ\mathbb{R}.

Une étude graphique bien conduite

Préciser le domaine et les unités ; distinguer image et antécédent ; lire le graphique à l’échelle ; annoncer les intervalles de variation ; distinguer valeur extrémale et abscisse où elle est atteinte ; contrôler les bornes et les branches ; confirmer par le calcul les résultats qui doivent être exacts.

Fin du cours et des exercices corrigés