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DaoudMathالرياضيات مع محمد بن داود

Équations, inéquations et systèmes - Cours et exercices corrigés | TC lettres et enseignement originel

KORASATI · MATHÉMATIQUES

Retrouvez le cours intégral ci-dessous et sa version A4 mise en page, avec toutes les figures et les exercices corrigés.

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Objectifs. Résoudre des équations du premier et du second degré, choisir une méthode de factorisation, résoudre des inéquations se ramenant au premier degré et des systèmes linéaires à deux inconnues, puis interpréter les solutions d’un problème concret.

Cadre. Les inconnues sont réelles, sauf indication contraire. Les coefficients des exercices sont fixés numériquement : les équations à paramètres ne font pas partie de ce chapitre. Les situations de prix et de quantités sont des exemples pédagogiques.

Ce que signifie résoudre une équation

Une solution est une valeur de l’inconnue qui rend l’égalité vraie et pour laquelle toutes les expressions sont définies. Résoudre, c’est déterminer l’ensemble SS de toutes ces valeurs. Une équation peut avoir une solution, plusieurs, aucune, ou tous les réels comme solutions.

Deux équations sont équivalentes lorsqu’elles ont le même ensemble de solutions sur le domaine considéré. Ajouter la même expression aux deux membres conserve l’égalité ; multiplier par un nombre non nul conserve aussi les solutions. Diviser par une expression contenant l’inconnue exige d’abord qu’elle ne soit pas nulle.

Vérifier le domaine avant de transformer

Pour une fraction, le dénominateur ne doit pas s’annuler. Une valeur interdite ne devient pas une solution après simplification. À la fin, on remplace les candidats dans l’équation de départ, et pas seulement dans la dernière équation transformée.

Élever les deux membres au carré peut ajouter des solutions : x=2x=2 impose x2=4x^2=4, mais x2=4x^2=4 accepte aussi −2-2. Chaque transformation doit donc être justifiée dans le sens utilisé.

Premier degré et produit nul

Réduire à une équation simple

Une équation du premier degré se ramène à ax+b=0ax+b=0 avec a≠0a\ne0, où a,ba,b sont des nombres fixés. Elle possède l’unique solution x=−b/ax=-b/a.

On développe les parenthèses, on rassemble les termes contenant xx dans un membre et les termes constants dans l’autre, puis on divise par le coefficient non nul. Par exemple, 3(2x−1)=4x+7⇔6x−3=4x+7⇔2x=10⇔x=5.3(2x-1)=4x+7\iff6x-3=4x+7\iff2x=10\iff x=5. Le contrôle donne 3(10−1)=273(10-1)=27 et 4×5+7=274\times5+7=27.

Si les termes en xx disparaissent, il faut lire ce qui reste. L’égalité 0=00=0 est toujours vraie et donne tous les réels du domaine. L’égalité 0=30=3 est impossible et donne S=⌀S=\varnothing. On ne divise jamais par le coefficient nul pour fabriquer une solution.

Éliminer des dénominateurs numériques

Pour x−13+x+22=4\frac{x-1}{3}+\frac{x+2}{2}=4, multiplier les deux membres par 6≠06\ne0 donne 2(x−1)+3(x+2)=242(x-1)+3(x+2)=24, puis 5x+4=245x+4=24. Ainsi x=4x=4. Le dénominateur commun multiplie chaque terme, y compris le membre droit.

Utiliser un produit nul

Dans ℝ\mathbb{R}, un produit est nul si et seulement si au moins un de ses facteurs est nul. Ainsi (2x−3)(x+4)=0⇔2x−3=0oux+4=0.(2x-3)(x+4)=0\iff 2x-3=0\ \text{ou}\ x+4=0. On obtient S={−4;3/2}S=\{-4;3/2\}. Une somme n’obéit pas à cette règle : A+B=0A+B=0 n’impose ni A=0A=0 ni B=0B=0. Pour employer le produit nul, il faut d’abord avoir un produit égal à zéro.

Second degré : trois méthodes complémentaires

Une équation du second degré s’écrit ax2+bx+c=0ax^2+bx+c=0 avec a≠0a\ne0. Avant d’appliquer une formule, chercher une factorisation évidente ou une identité remarquable.

Factoriser quand la forme le permet

L’équation x2−5x=0x^2-5x=0 s’écrit x(x−5)=0x(x-5)=0, donc S={0;5}S=\{0;5\}. Diviser immédiatement par xx aurait fait perdre la solution 00.

De même, 4x2−9=04x^2-9=0 donne (2x−3)(2x+3)=0(2x-3)(2x+3)=0, donc x=±3/2x=\pm3/2. Ces deux résolutions n’ont pas besoin du discriminant.

Compléter un carré : la forme canonique

On utilise x2−6x+5=(x−3)2−4x^2-6x+5=(x-3)^2-4. Ainsi x2−6x+5=0⇔(x−3)2=4⇔x−3=2oux−3=−2.x^2-6x+5=0\iff(x-3)^2=4\iff x-3=2\ \text{ou}\ x-3=-2. Les solutions sont 11 et 55. La racine carrée de 44 vaut 22, mais l’équation u2=4u^2=4 a bien deux solutions opposées.

Plus généralement, en développant le carré, on vérifie l’identité ax2+bx+c=a(x+b2a)2−b2−4ac4a.ax^2+bx+c=a\left(x+\frac b{2a}\right)^2-\frac{b^2-4ac}{4a}. Cette écriture explique pourquoi le signe de b2−4acb^2-4ac détermine le nombre de solutions.

Employer le discriminant

On note Δ=b2−4ac\Delta=b^2-4ac. L’équation équivaut à (2ax+b)2=Δ(2ax+b)^2=\Delta.

Solutions réelles du second degré

  • Si Δ<0\Delta<0, aucune solution réelle : S=⌀S=\varnothing.

  • Si Δ=0\Delta=0, une seule solution x0=−b/(2a)x_0=-b/(2a), appelée racine double.

  • Si Δ>0\Delta>0, deux solutions distinctes x1=−b−Δ2a,x2=−b+Δ2a.x_1=\frac{-b-\sqrt\Delta}{2a},\qquad x_2=\frac{-b+\sqrt\Delta}{2a}.

On calcule d’abord Δ\Delta avec les signes exacts de a,b,ca,b,c, puis les racines. Lorsque a<0a<0, les indices 1,21,2 ci-dessus ne préjugent pas de leur ordre croissant.

Exemple - Deux racines rationnelles

Pour 2x2−7x+3=02x^2-7x+3=0, a=2,b=−7,c=3a=2,b=-7,c=3, donc Δ=49−24=25\Delta=49-24=25. Les solutions sont (7−5)/4=1/2(7-5)/4=1/2 et (7+5)/4=3(7+5)/4=3. La factorisation est 2x2−7x+3=2(x−1/2)(x−3)=(2x−1)(x−3).2x^2-7x+3=2(x-1/2)(x-3)=(2x-1)(x-3). Le développement retrouve les trois coefficients et contrôle le résultat.

Factoriser le trinôme à partir des racines

Si Δ>0\Delta>0, le trinôme est a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2). Si Δ=0\Delta=0, il est a(x−x0)2a(x-x_0)^2. Le facteur aa doit être conservé. Si Δ<0\Delta<0, il ne se factorise pas en un produit de deux facteurs réels du premier degré.

Par exemple, 3x2+6x+4=3(x+1)2+1>03x^2+6x+4=3(x+1)^2+1>0 pour tout réel xx ; l’équation associée n’a pas de solution. La forme canonique fournit ici une explication directe, sans se limiter à annoncer un discriminant négatif.

Équations qui se ramènent aux précédentes

Les fractions, produits et identités peuvent masquer une équation de degré un ou deux. On précise le domaine, puis on transforme sans perdre les restrictions.

Pour x+1x−2=3\frac{x+1}{x-2}=3, le domaine est x≠2x\ne2. Multiplier par x−2≠0x-2\ne0 donne x+1=3x−6x+1=3x-6, donc x=7/2x=7/2. Cette valeur appartient au domaine, et le quotient initial vaut bien 33.

À l’inverse, une multiplication par un dénominateur peut faire apparaître un candidat interdit. La procédure complète comporte donc deux étapes distinctes : calculer les candidats dans l’équation transformée, puis garder ceux qui satisfont le domaine et l’équation initiale.

Inéquations du premier degré et signes

Résoudre et écrire un intervalle

Les règles d’ordre donnent des transformations équivalentes : on peut ajouter un même nombre ; multiplier ou diviser par un nombre positif conserve le sens, par un nombre négatif l’inverse. 5−2x<11⇔−2x<6⇔x>−3.5-2x<11\iff -2x<6\iff x>-3. Ainsi S=]−3;+∞[S=]-3;+\infty[. Le point −3-3 est exclu parce que l’inégalité est stricte. Pour 5−2x≤115-2x\le11, il serait inclus.

Une double inégalité exige les deux conditions en même temps. Par exemple, 1≤2x+3<71\le2x+3<7 équivaut à −1≤x<2-1\le x<2, donc S=[−1;2[S=[-1;2[. Pour plusieurs contraintes, on prend l’intersection des ensembles obtenus.

Le signe d’une expression affine

Pour a≠0a\ne0, l’expression ax+bax+b s’annule en r=−b/ar=-b/a. Elle a le signe de aa lorsque x>rx>r, et le signe opposé lorsque x<rx<r. Par exemple :

xx −∞-\infty 3/23/2 +∞+\infty
2x−32x-3 −- 00 ++
3−2x3-2x ++ 00 −-

Le signe de aa doit être identifié avant de dresser le tableau. Une expression constante a simplement son propre signe ; elle ne possède pas forcément de zéro.

Un quotient : séparer les signes plutôt que multiplier à l’aveugle

Résoudre x−1x+2≥0\frac{x-1}{x+2}\ge0 demande d’abord x≠−2x\ne-2. Le quotient est positif lorsque numérateur et dénominateur ont le même signe, et nul lorsque le numérateur est nul avec dénominateur non nul.

xx −∞-\infty −2-2 11 +∞+\infty
x−1x-1 −- −- −- 00 ++
x+2x+2 −- 00 ++ ++ ++
(x−1)/(x+2)(x-1)/(x+2) ++ interdit −- 00 ++

On obtient S=]−∞;−2[∪[1;+∞[S=]-\infty;-2[\cup[1;+\infty[. Cette résolution se ramène aux signes de deux expressions du premier degré. Multiplier directement l’inégalité par x+2x+2 sans connaître son signe serait incorrect.

Équations linéaires à deux inconnues

L’équation x+y=6x+y=6 est satisfaite par plusieurs couples : (0,6)(0,6), (2,4)(2,4), (3,3)(3,3). Un couple est ordonné : le premier nombre remplace xx, le second remplace yy. Une seule relation ne détermine donc pas en général les deux inconnues.

Un système impose plusieurs relations simultanément. Une solution doit satisfaire chaque équation ; on ne réunit pas les solutions séparées. Considérons {x+y=6,2x+y=9.\begin{cases}x+y=6,\\2x+y=9.\end{cases}

Méthode par substitution

La première équation donne y=6−xy=6-x. On remplace yy dans la seconde : 2x+6−x=92x+6-x=9, d’où x=3x=3. On revient ensuite à y=6−xy=6-x pour obtenir y=3y=3. Le couple (3,3)(3,3) vérifie 3+3=63+3=6 et 2×3+3=92\times3+3=9.

Méthode par combinaison linéaire

On retranche la première équation de la seconde : (2x+y)−(x+y)=9−6(2x+y)-(x+y)=9-6, donc x=3x=3. Avec x+y=6x+y=6, on retrouve y=3y=3. En général, multiplier une équation par une constante non nulle, puis lui ajouter un multiple de l’autre, permet d’éliminer une inconnue tout en conservant un système équivalent.

Figure disponible dans la version PDF ci-dessus.

La solution du système correspond au point commun aux deux droites. Le dessin aide à comprendre la réponse ; les calculs établissent les coordonnées exactes.

Aucune solution ou une infinité

Pour 2x−y=12x-y=1 et 4x−2y=34x-2y=3, doubler la première donne 4x−2y=24x-2y=2, incompatible avec la seconde : il n’y a aucune solution. Si la seconde était 4x−2y=24x-2y=2, elle répéterait la première ; tous les couples (t,2t−1)(t,2t-1), t∈ℝt\in\mathbb{R}, conviendraient. Ici tt sert seulement à décrire la famille de couples ; les coefficients du système restent fixés.

Mettre un problème en équation

  1. Nommer les inconnues et préciser leurs unités et leurs contraintes : prix positif, nombre entier, longueur strictement positive, par exemple.

  2. Traduire chaque information par une relation. Une égalité et un plafond de budget ne se traduisent pas de la même façon.

  3. Résoudre le modèle algébrique en gardant les valeurs interdites et les contraintes.

  4. Revenir au contexte : donner une phrase de réponse, puis contrôler les informations initiales.

Une solution algébrique négative peut être rejetée pour une longueur ; une valeur non entière ne peut pas être un nombre de personnes. Le contrôle de contexte fait partie de la résolution.

Exercices corrigés

Exercice 1 - Fractions et premier degré

Résoudre 2x−13−x+24=56\frac{2x-1}{3}-\frac{x+2}{4}=\frac56.

Correction. Les dénominateurs sont des constantes non nulles. Multiplier par 1212 donne 4(2x−1)−3(x+2)=104(2x-1)-3(x+2)=10, donc 8x−4−3x−6=108x-4-3x-6=10. Ainsi 5x=205x=20, puis x=4x=4. Le membre gauche initial vaut 7/3−6/4=14/6−9/6=5/67/3-6/4=14/6-9/6=5/6. L’ensemble des solutions est S={4}S=\{4\}.

Exercice 2 - Quand l’inconnue disparaît

Résoudre séparément 2(x−3)+4=2x−22(x-3)+4=2x-2 et 3(x+1)=3x+53(x+1)=3x+5.

Correction. La première équation devient 2x−6+4=2x−22x-6+4=2x-2, donc 0=00=0 après simplification : elle est vraie pour tout réel et S1=ℝS_1=\mathbb{R}. La seconde devient 3x+3=3x+53x+3=3x+5, donc 3=53=5, ce qui est impossible : S2=⌀S_2=\varnothing. Aucun partage par zéro n’intervient ; c’est l’égalité obtenue qui détermine la réponse.

Exercice 3 - Reconnaître une différence de carrés

Résoudre (2x−5)2−(x+1)2=0(2x-5)^2-(x+1)^2=0.

Correction. La différence se factorise en (2x−5−x−1)(2x−5+x+1)=(x−6)(3x−4).(2x-5-x-1)(2x-5+x+1)=(x-6)(3x-4). Le produit est nul pour x=6x=6 ou x=4/3x=4/3. Les deux valeurs sont autorisées. Pour 66, les deux carrés sont 727^2 ; pour 4/34/3, les bases sont −7/3-7/3 et 7/37/3, dont les carrés sont égaux. Ainsi S={4/3;6}S=\{4/3;6\}.

Exercice 4 - Discriminant et factorisation

Résoudre 2x2+x−6=02x^2+x-6=0, puis factoriser le trinôme.

Correction. Δ=1−4×2×(−6)=49>0\Delta=1-4\times2\times(-6)=49>0. Les racines sont (−1−7)/4=−2(-1-7)/4=-2 et (−1+7)/4=3/2(-1+7)/4=3/2. Donc S={−2;3/2}S=\{-2;3/2\} et 2x2+x−6=2(x+2)(x−3/2)=(x+2)(2x−3).2x^2+x-6=2(x+2)(x-3/2)=(x+2)(2x-3). Le produit développé donne 2x2−3x+4x−6=2x2+x−62x^2-3x+4x-6=2x^2+x-6, ce qui contrôle la factorisation et le coefficient dominant.

Exercice 5 - Une forme canonique utile

Résoudre x2−8x+11=0x^2-8x+11=0 par complétion du carré et donner les valeurs exactes.

Correction. Comme (x−4)2=x2−8x+16(x-4)^2=x^2-8x+16, on a x2−8x+11=(x−4)2−5x^2-8x+11=(x-4)^2-5. L’équation équivaut à (x−4)2=5(x-4)^2=5, puis x−4=5x-4=\sqrt5 ou x−4=−5x-4=-\sqrt5. Ainsi S={4−5;4+5}S=\{4-\sqrt5;4+\sqrt5\}. Remplacer chaque valeur dans la forme canonique donne bien 5−5=05-5=0. Un arrondi décimal ne remplacerait pas ces réponses exactes.

Exercice 6 - Rejeter un candidat interdit

Résoudre x2−1x−1=3\frac{x^2-1}{x-1}=3.

Correction. Il faut x≠1x\ne1. Sur ce domaine, multiplier par x−1x-1 donne x2−1=3x−3x^2-1=3x-3, donc x2−3x+2=(x−1)(x−2)=0x^2-3x+2=(x-1)(x-2)=0. Les candidats sont 11 et 22 ; le premier est interdit. Pour x=2x=2, le quotient vaut (4−1)/(2−1)=3(4-1)/(2-1)=3. L’ensemble est donc S={2}S=\{2\}. On aurait aussi pu simplifier la fraction en x+1x+1 pour x≠1x\ne1, en conservant cette restriction.

Exercice 7 - Un budget et une contrainte entière

Une activité coûte 6060 DH de frais fixes puis 1212 DH par participant. Le budget disponible est 175175 DH. Quel est le plus grand nombre possible de participants ?

Correction. Si nn désigne ce nombre, nn est un entier positif ou nul. Le budget impose 60+12n≤17560+12n\le175, donc 12n≤11512n\le115 et n≤115/12≈9,58n\le115/12\approx9{,}58. Le plus grand entier autorisé est 99. Le coût pour 99 personnes est 168168 DH ; pour 1010, il serait 180180 DH et dépasserait le budget. Le résultat n’est donc pas obtenu en arrondissant 9,589{,}58 au plus proche, mais en respectant le plafond.

Exercice 8 - Une inéquation avec un dénominateur variable

Résoudre 2x−3x+1<1\frac{2x-3}{x+1}<1.

Correction. Le domaine est x≠−1x\ne-1. En retranchant 11 et en réunissant les fractions, on obtient 2x−3x+1−1=x−4x+1<0.\frac{2x-3}{x+1}-1=\frac{x-4}{x+1}<0. Les changements de signe se produisent en −1-1 et 44. Pour x<−1x<-1, les deux facteurs sont négatifs et le quotient est positif. Pour −1<x<4-1<x<4, le numérateur est négatif et le dénominateur positif : le quotient est négatif. Pour x>4x>4, il est positif. Le point −1-1 est interdit et 44 donne zéro, exclu par le signe strict. Ainsi S=]−1;4[S=]-1;4[.

Exercice 9 - Substitution dans un système

Résoudre {2x+y=13,x−y=2.\begin{cases}2x+y=13,\\x-y=2.\end{cases}

Correction. La seconde relation donne y=x−2y=x-2. En substituant dans la première, 2x+x−2=132x+x-2=13, donc 3x=153x=15 et x=5x=5. Alors y=3y=3. La solution unique est le couple (5,3)(5,3) : 2×5+3=132\times5+3=13 et 5−3=25-3=2. L’addition des deux équations aurait aussi éliminé yy et fourni directement 3x=153x=15.

Exercice 10 - Retrouver deux effectifs

On a vendu 4848 billets : les billets adultes coûtent 3030 DH et les billets enfants 1818 DH. La recette est 12001\,200 DH. Retrouver les deux effectifs.

Correction. Notons xx le nombre d’adultes et yy le nombre d’enfants. Les données donnent {x+y=48,30x+18y=1200.\begin{cases}x+y=48,\\30x+18y=1200.\end{cases} On retranche 1818 fois la première équation de la seconde : 12x=1200−864=33612x=1200-864=336, donc x=28x=28. Puis y=48−28=20y=48-28=20. Ce sont deux entiers positifs. Le contrôle donne 28+20=4828+20=48 et 30×28+18×20=840+360=120030\times28+18\times20=840+360=1200 DH. Il y a donc 2828 billets adultes et 2020 billets enfants.

Exercice 11 - Deux dimensions à retrouver

Un rectangle a un périmètre de 3434 cm et une aire de 6060 cm2^2. Déterminer ses dimensions.

Correction. Les longueurs positives L,lL,l satisfont L+l=17L+l=17 et Ll=60Ll=60. En posant l=17−Ll=17-L, l’aire donne L(17−L)=60L(17-L)=60, donc L2−17L+60=0.L^2-17L+60=0. Le discriminant vaut 289−240=49289-240=49 ; les racines sont (17−7)/2=5(17-7)/2=5 et (17+7)/2=12(17+7)/2=12. Si LL est la longueur la plus grande, L=12L=12 cm et l=5l=5 cm ; l’autre racine échange simplement les deux dimensions. On vérifie 2(12+5)=342(12+5)=34 cm et 12×5=6012\times5=60 cm2^2.

Une réponse complète

Écrire le domaine, conserver les transformations justifiées, calculer toutes les solutions, exclure les valeurs interdites, puis appliquer les contraintes du contexte. Un système donne des couples ; une inéquation donne souvent un intervalle ou une réunion d’intervalles.

Fin du cours et des exercices corrigés